AnneAnne,
Aujourd'hui,
j'ai passé une partie de la journée au studio avec le vidéaste qui voulait
interviewer André Hajdu, Daniel Eps. et Israël Hadany.
Chaque séance a
duré une heure. J'avais pensé que je n'avais pas besoin d'être là, mais il a
voulu que je reste assis avec chaque participant. Ainsi il pourra me poser des
questions.
Il a l'air de
vouloir faire d'autres entretiens avec d'autres personnes chaque semaine :
Anatoly Basin, le peintre russe avec qui j'ai peint pendant dix ans dans le studio
de Mousrara avec Hedi Tarjan. Il voulait aussi interviewer Meydad, un jeune
peintre très talentueux qui a travaillé dans mon studio durant un an. Cette
interview ne s’est pas faite.
Il veut aussi
photographier le studio où j'ai fait ce grand collage, dans un ancien
caravansérail proche des murailles de la Vieille Ville. Cela aussi ne s’est pas
fait.
Cet atelier m'avait
été prêté par Israël Hadany durant l'année où il était en Amérique.
J'ai essayé
d’installer sur un grand mur de l'atelier de la rue Haoman (traduction :
artiste) au numéro dix huit, le prochain grand tableau que j'ai commencé. Je me
suis aperçu que j'avais moins de forces pour monter sur l'échelle et me baisser
vers le sol pour fixer les barres qui maintiennent les panneaux. Je cherche un
assistant.
Le vidéaste
veut aussi me filmer pendant que je travaille et veut que je joue avec André
Hajdu, un duo improvisé guitare et piano. Cela aussi ne s’est pas fait.
Il veut aussi
reporter son voyage de retour à Amsterdam, pour me filmer dans différents
endroits en faisant différentes choses. Cela aussi ne s’est pas fait.
Je pense à ce
que je voudrais t'écrire et à la continuation de mes histoires.
Je suis un peu
triste de ne pas pouvoir t'écrire au rythme que j'avais pris, mais je pense que
le film sera intéressant.
Il filme
beaucoup de choses et de personnes. Il ramasse un matériel qui, je l'espère,
lui donnera la possibilité d'un montage varié et intéressant. Cela aussi ne
s’est pas fait.
Ce sont les
nouvelles de ma journée et de ces deux dernières journées bouleversées par
cette exposition qui a duré seulement cinq heures, mais qui a reçu beaucoup de
compliments.
AnneAnne,
J'imagine et
souhaite qu'à la campagne tu te sentes bien ?
Je souffle avec
ce courriel le vent de mon amitié.
Ychaï
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