Jérusalem le dix
sept mai deux mil quatorze à vingt et une heures cinq.
Emile : Je
ne t'ai pas vu, ni parlé depuis longtemps.
Roger : Je
m'étais oublié, mais je ne t'avais pas oublié.
E : Il
me semble voir de grands changements en toi, mais je sens que ta
révolte et tes recherches ne se sont pas apaisées.
Es-tu toujours seul, je veux dire sans compagne?
R : Oui, je
travaille encore en moi et sur moi à ouvrir mes portes intérieures pour
l’accueil : l’accueil de l’autre et de cette compagne.
Il me semble que
ma vie a été absorbée dans ce travail et cette recherche.
Aujourd'hui, en
entendant la dernière conférence de François Julien, sur le mariage et
l'intime, j'ai compris que je n'avais pas vécu. J'ai compris que le fait de ne
pas avoir eu une intimité avec une compagne, ne m'avait pas permis de vivre.
J'analyse la
dernière conversation que j'ai eue avec Madame Suzanne. Elle a ponctué le
rendez – vous en me disant que je n'étais pas né.
E : Tu ne
m'avais pas raconté ces faits. Où as-tu fait l'erreur ? Tous ces efforts pour
te faire reconnaître et pour vivre n'ont-ils pas abouti ? Tous les rêves où
j'ai été ton complice, ont–ils été oubliés?
R : Non, ces
rêves sont encore là, ce sont les forces qui me font vivre et espérer. Le temps
n'a et n’est pas passé.
Je n'ai rien
abandonné. J'ai pris des chemins de traverse, qui ont allongé la route.
E : Tu
espères encore ? Tu n'as rien abandonné et tu as passé beaucoup de temps
à essayer d'ouvrir la porte de toi-même. Aujourd'hui, l'écoute de François
Julien, t'a donné la clé de cette porte. Penses-tu avoir encore le temps?
R : Le temps
n'existe pas, seule existe la rencontre dans la voie de mes rêves.
AnneAnne,
Porte-toi bien et
passe une bonne nuit.
Ychaï
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Ce fut une véritable renaissance pour
Roger.
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