lundi 20 juin 2016

2 juin 2014 Roger

Jérusalem le deux juin deux mil quatorze à cinq heures trente, heure israélienne.
AnneAnne,
Merci de ton courriel, je suis toujours surpris et enchanté de te lire.
Je me suis levé plus tard, vers quatre heures, j'avais prévu de me lever tôt pour t'écrire, mais la fatigue m’a empêché de tenir ma promesse intérieure.
En me préparant, c'est-à-dire, boire un café en écoutant France Culture avec mon ordinateur ; « Dans les nuits ». Jean Mallaurie parlait, racontait le Grand Nord. Il était tellement passionnant que j'ai écouté toute l'émission.
Toute la dernière journée, les voyages que j'ai faits avec Dadou sont réapparus dans ma mémoire.
Je n'ai pas encore retrouvé la chronologie exacte.
Un voyage, dans ma « quatre chevaux » Renault, autour de mil neuf cent soixante cinq à Londres avec Loulou.
Un voyage, toujours dans cette « quatre chevaux », avec la première épouse de Dadou, Iona.
Je ne me souviens pas encore en quelle année.
Le voyage, était prévu au début, en direction de la Hongrie. Nous avons bifurqué vers la riviera italienne sous la pression des angoisses tunisiennes qui ont empêché la découverte pour mes amis d’un pays encore sous une dictature totalitaire communiste.
Iona ayant préféré le soleil italien à la découverte de l’inconnu hongrois. Nous devions rencontrer Miki et sa famille.
Le troisième voyage n'était pas avec Dadou, mais vers Dadou qui se trouvait avec sa famille pour des vacances d’été en Tunisie. Nous sommes allés avec Loulou le rejoindre, en avion ou en bateau, (à rechercher plus exactement quel fut le moyen de transport), pour quinze jours.

Un autre voyage.
Nous sommes partis de Paris en direction de Londres, Dadou, Loulou et moi – même, pour une première découverte de l'Angleterre. Arrivés, plus ou moins sans encombre, étant le seul conducteur et responsable mais n'ayant jamais conduit à gauche.
Nous étions invités à loger dans l'appartement prêté par Audrey, une amie que Miki avait rencontrée à Budapest. Elle n'était pas là pendant le temps de notre séjour. Mes souvenirs portent surtout sur les anecdotes de nos comportements et de nos réactions personnelles, d’hommes dépaysés, ouverts, essayant de se retrouver et de survivre dans un pays étranger.
L’appartement était confortable. Nous étions en hiver, avions froid. Nous n’avions pour nous chauffer qu’un seul poêle de fabrication anglaise, c'est-à-dire simulant un feu de bois.
Nous étions perdus dans ces nouveaux lieux. Après avoir découvert les lieux où il y avait de la nourriture, nous avons commencé à dévorer tout ce qui ressemblait à de la nourriture.
La première nuit, Loulou, le froid lui ayant provoqué une incontinence d'urine, pissa dans les draps du lit d'Audrey. Nous nous sommes trouvés devant une situation insoluble pour résoudre le problème de séchage des draps qui avaient été inondés par Loulou, tout en riant avec fou rire et honte.
Nous étions comme des indiens qui sortent pour la première fois de leur forêt Amazonienne. Nous avions du vivre avec des draps qui n'arrivaient pas à sécher, étendus au milieu du salon sur une corde attachée entre l'armoire et la cheminée.
Quelques jours après, Dadou fut pris de douleurs aiguës, nous sommes partis à la recherche d'un hôpital anglais, qui nous a accueillis. Nous avons du faire des efforts inouïs pour essayer de faire comprendre au médecin la nature de la crise de Dadou. Nous ne parlions pas un mot d'anglais. La salle d'attente était occupée par des clochards qui s'étaient réfugiés à l’abri des rigueurs de l'hiver. Il me semble que c’était la période de Noël.
Après quelques heures, nous avons été libérés, satisfaits de voir, Dadou aller mieux. Nous étions très contents de l'hospitalité merveilleuse, gratuite du service de santé, et de la gentillesse des soignants.
Ces deux événements nous ont tellement marqués et fait rire que le reste du voyage est sorti de nos mémoires.
Nous nous sommes comportés comme des loups affamés, sortis de leur territoire, ne trouvant pas la nourriture à laquelle nous étions habitués. En matière de nourriture, les tunisiens sont très difficiles. Il a fallu plus de dix ans pour faire manger des fromages aux tunisiens.
Nous avions perdu la trace d'Audrey et n'avions eu que très peu de nouvelles après ce passage chez elle.
Elle est restée une figure mystérieuse. Jusqu'à présent, nous sommes obligés d'imaginer l'effet de notre passage dans son appartement. Nous avions du voir un musée ; je ne me souviens ni du nom de ce musée, ni de nos autres activités londoniennes.
J'étais en colère contre moi et contre Loulou qui ne me parlait pas beaucoup. Je me sentais exclu, ayant l’impression qu’il y avait une connivence entre les deux cousins. 
J'ai analysé depuis la nature des relations triangulaires. Un travail de reconstitution et de compréhension de cette situation originelle qui fait le triangle père, mère et enfant.

Le dialogue me convient mieux. J'évite le plus souvent de me trouver dans la triangularité. Ha ha ha !
Je laisse les autres voyages pour un peu plus tard.
Je vais essayer de joindre des photos en attaché. J'espère tu pourras les ouvrir.
Ce sont des photos que j'ai prises il y a plusieurs années. La dernière, prise en février deux mil quatorze, montre Dadou très changé physiquement. Je l'enverrai ultérieurement.
Anne Anne,
Passe une bonne journée et merci de ton aide.
Ychaï

P.S.
Acheter de l'argile verte chez Naturalia, « argiles 100 % naturelle » concassée en paquets de trois kilos ou un kilo, il est préférable en trois kilos. C'est un produit qui n'est pas cher.
Faire tremper dans un récipient qui pourra se fermer en vue de la conservation pour plusieurs jours.
Les morceaux devront se présenter après trempage comme une boue solide de la même consistance que la pâte d'argile des potiers.
Prendre quelques feuilles de papier « essuie tout », préparer des feuilles sur la table, une feuille ou deux par cataplasme, avec une autre feuille prendre dans le récipient une bonne poignée de cette pâte.
Fermer le cataplasme. Appliquer ce cataplasme avec l'aide d'une personne pour les endroits où l'on ne peut s'atteindre. Faire un bandage. Attendre deux heures, l'argile ne doit pas sécher. Deux à trois applications par jour pendant vingt et un jours, s’arrêter une semaine et recommencer. Cette cure peut durer trois mois. Il faut de la patience pour de bons résultats. L'argile verte aspire les toxines,  reconstruit les cartilages et guérit beaucoup de choses. Il faut que l'argile ne sèche pas et reste humide.
L'argile sèche provoque le renvoi des toxines. Les experts conseillent en plus de l'application locale sur les parties à guérir, une application sur la partie inférieure du ventre, entre le sexe et le ventre pour faciliter l'élimination des toxines.
Mon expérience personnelle me permet d'affirmer la valeur de ce traitement. Il a sauvé mon genou gauche qui ne pouvait plus bouger, me faisait atrocement souffrir jusqu'à m'enlever le sommeil. J'ai retrouvé entièrement l'usage de ce genou après quelques mois de ce traitement.
Dadou, Dadou avec Daniel, Sylvie, Dadou et André.
Le café  « le Saint Claude » à l'angle du boulevard Beaumarchais.


Je vais essayer de t'envoyer toutes les photos que j'ai faites sur Dadou avec Shutterfly.




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