Jérusalem le douze juin deux mil
quatorze à vingt heures quarante cinq, heure israélienne.
AnneAnne,
J'espère que tu vas bien ! (Point
d'exclamation d'assertion).
Pas seulement l'espoir mais encore plus.
Une journée très remplie où je ne suis
pas allé au studio.
Je voudrais continuer à écrire la suite
de mes voyages.
Relisant mes courriels, je constate que j'ai
voyagé pour l'amitié, pour l'amour et pour la musique, et non pour le tourisme.
Je me souviens des paysages que j'ai
traversés. Au lieu de décrire les paysages, j'ai raconté les côtés anecdotiques
de ces voyages.
Ma vie aussi tourne autour de ces pôles.
Me souvenir des gens et moins des
environnements.
Mes voyages seraient-ils la recherche de
la Rencontre ?
Se coucher tôt ces derniers temps, et
dormir plus longtemps, me permet de constater un retour des rêves.
Il ne me reste que la sensation du rêve,
mais pas assez pour pouvoir le raconter.
J'aurais voulu raconter les petits
voyages avant d'aborder le grand voyage en Iran.
Rencontre avec Pierre M.
Dans un de mes séjours à Paris où je préparais
le dossier d'un film à soumettre à la commission d'avances sur recettes, je me
trouvais dans une petite poste du treizième arrondissement dans une file
d'attente. Devant moi, se tenait un grand homme avec des cheveux très longs,
qui tenait dans sa main cette même enveloppe pour les dépôts de film à
soumettre.
Surmontant ma timidité et encouragé par
la coïncidence de cet évènement, je lui adressai la parole. Après avoir fini
les opérations au guichet, il m'invita chez lui pour discuter autour d'un café.
Cette rencontre s’est transformée en une
relation amicale, à tel point que je suis devenu le parrain de sa fille, Adèle.
Nous avons écrit des scénarios de film,
dont un sur l'art dans la préhistoire nommé « Naissance de l’Art ».
Ce scénario nous a été payé mais ne s'est pas réalisé.
Pierre M. m'a invité à voyager avec eux à
Malte et à Gozo. Il est l'ami du fils cadet, dont le métier est psychanalyste,
de Stéphane Hessel. L’autre fils, Antoine, nous a également rejoints avec sa
famille. Ce dernier est devenu un ami ainsi que mon cardiologue. A chacun de
mes voyages à Paris, je lui fais une petite visite.
J'ai peint quelques gouaches, des
paysages, au cours de ce séjour à Gozo. Il est rare que je peigne des paysages.
Je développerai plus tard, peut – être,
la continuation de l'histoire de mon amitié avec Pierre, de sa compagne, Sylvie
G., psychanalyste, et de leur fille Adèle. Sylvie est également devenue une
grande amie avec qui je parle énormément. Pierre étant un peu sourd, et
autoritaire comme beaucoup de sourds, la conversation avec Sylvie est plus
agréable.
J'ai passé beaucoup de mes séjours chez
eux, 5 allée Marc Chagall, 75013 Paris.
Adèle a quatorze ans. J'ai été son baby-sitter
presque professionnel. Pour la faire manger, je l'hypnotisais avec le film de « Bambi ».
Comme je ne savais que faire pour nettoyer la fin du tube digestif, je
l'emmenais à la salle de bain sous mon bras et de l'autre bras, je passais le
pommeau de la douche sur ses fesses jusqu'au moment où j'estimais qu'elle était
propre.
Adèle adorait ce jeu et ne pleurait
jamais avec moi.
J'ai gardé Adèle pendant un mois, Pierre
étant parti déterrer le tombeau d'un roi en Mongolie. Pierre est originellement
archéologue.
Les paysages de Gozo et de Malte sont
très beaux, la langue est curieuse, les habitants sont très religieux.
Nous avons pu assister aux processions
où La Vierge se promène dans les rues avec orchestres et danses.
A tout à l'heure, la suite, si je me
réveille vers le milieu de la nuit pour écouter Paul Ricoeur et Serge Leclaire
parlant de psychanalyse dans les nuits de Philippe Garbit à France
Culture.
Comment écrire sans mots, mes pensées
vers toi et l'attente de lire juste quelques mots, quelques mots qui ne
fatigueront pas ton épaule.
Pour l'amitié. La vraie.
Ychaï.
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