dimanche 19 juin 2016

1er mai 2014 Roger 1

Jérusalem le premier mai deux mil quatorze à six heures quarante cinq.

Anne, Anne,
Anne.

Suite d'essai de classification.
Je suis né à Oran, au numéro huit square du Souvenir le vingt six août mil neuf cent quarante et un.
Je ne me souviens pas exactement de mes premières années, ni de la crèche où l'on avait du me placer.
J'ai commencé et terminé mes études élémentaires, jusqu'en sixième.
Je me souviens d'un de mes instituteurs, Monsieur Pomey.
J'ai l'impression que cette école élémentaire se trouvait à côté du lycée Lamoricière.
J'ai suivi les deux premières classes dans ce lycée, jusqu'à la cinquième, jusqu’à mon expulsion pour n'avoir pas accepté la brutalité d’un surveillant (« pion », surnom qui était donné aux étudiants plus âgés chargés de l'ordre interne).
Après cette expulsion injuste, mes parents m'ont envoyé dans une école privée située à Sidi Bel-Abbés.
Je ne me souviens pas exactement si j'ai terminé l'année scolaire dans ce genre de pénitencier pour enfants, ni de ce que j'ai pu étudier.
Je suis retourné à Oran, où j'ai été « intégré », c'est une façon d'écrire, dans une institution religieuse catholique, tenue par des religieuses dont je ne me souviens pas, non plus, de quel ordre elles appartenaient.
Je ne crois pas être resté très longtemps dans cette école privée.
Je ne date pas ces dernières années, car je dois faire des recherches.
L'année mil neuf cent cinquante cinq, j'ai passé trois mois dans une clinique psychiatrique à Alger.
J'ai passé l'année mil neuf cent cinquante six à Strasbourg, dans un pensionnat pour étudiants juifs et dans une école d'apprentissage, l’ORT.
J'ai été renvoyé. Je suis arrivé à Paris pour continuer des études dans une école d'apprentis située à Montreuil, toujours l’ORT.
Je logeais seul dans le dix-neuvième arrondissement.
Je pense que c'était l'année scolaire mil neuf cent cinquante six – cinquante sept.
J'ai été aussi expulsé de cet établissement.
L'année mil neuf cent cinquante huit, je suis revenu à Oran, sur les conseils d’André Hajdu, pour faire une année d'études dans une école privée nommée le Cours Descartes. Les propriétaires avaient le même nom que moi, Benichou.
Après avoir été renvoyé de l'école d'apprentis, « l'ORT » (Organisation Reconstruction Travail), je suis devenu heureux de mon indépendance. Je pouvais réaliser mon désir d'étudier la musique, à Paris.
Cette ville représentait pour moi la capitale du monde artistique.
J'ai cherché une école de musique pour continuer à apprendre la guitare. Je me suis inscrit dans une école qui était située au premier étage du magasin de musique, « Paul Beuscher », boulevard Beaumarchais.
Après quelques mois, je me suis inscrit à la « Schola Cantorum », rue Saint-Jacques. Le sixième arrondissement était le quartier des étudiants. La « Schola Cantorum » était une école privée, en dehors des institutions nationales, mais avait le niveau du Conservatoire National de Musique.
J'y ai fini mes études musicales, puis j'y ai enseigné plus tard.
En même temps que je suivais ces études de musique à la « Schola Cantorum », je me suis inscrit à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes des Sciences sociales, dans la section ethnomusicologie.
Voulant connaître l’ambiance du Conservatoire National, j'ai étudié le cor d'harmonie au Conservatoire National de Paris. Il n’y avait pas, à cette époque, de classe de guitare.
Mon professeur, Monsieur Devemy, était un homme très gentil et très doux.
J'étais très fier d’être étudiant dans le cadre de cette institution nationale, même en tant qu’élève privé.
Suite plus tard.
Anne, j'espère recevoir de tes nouvelles bientôt.
Toutes mes amitiés pour ce jour nouveau.
Ychaï


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire