lundi 20 juin 2016

1er juillet 2014 Roger

AnneAnne,

Je suis très heureux d'avoir réceptionné le bout de fil qui me permet de relier les suites de mes récits et de mes journées très dispersées et incohérentes qui me laissent sans voix (plutôt sans lettres).

Le deux juillet à cinq heures trente quatre, heure israélienne.

Avoir pensé me lever plus tôt tour t'écrire, mais il semble que ma fatigue a empêché cette intention de se concrétiser.
Résumé de ma journée d'hier que je voulais écrire déjà cette nuit.
S'être levé vers sept heures, mais dans un état où je ne pouvais rien faire d'autre que de m'accrocher à la fin des « nuits de France Culture».
Attendre impatiemment l'heure de mon rendez-vous avec Yaël, une de mes soignantes, qui travaille sur mon « chi », nom chinois pour le centre vital.
Essayant de soulager la douleur de mon épaule gauche, elle a trouvé quelques points qui lui semblaient suffisamment critiques pour me demander de consulter un médecin spécialiste en médecine chinoise. J'ai suivi son conseil. Après avoir demandé à Elie une adresse, j'ai téléphoné sans succès, le répondeur de Madame Esther Levy étant déconnecté. 
Très déçu, j'ai rappelé Elie, le directeur du centre Yuri Stern. Je n'ai pas réussi à le joindre. Je me promets de réessayer aujourd'hui. Comme je suis plongé, grâce à Daniel Eps. et à ses cours, dans la pensée chinoise (François Cheng et François Jullien, deux « François »), je suis très heureux de dédier aussi mon corps à cette pensée.
Cette séance de réhabilitation qui commença à neuf heures trente et se termina à dix heures quinze me permit, ayant été réconforté et renforcé par cette aide, d'aller au studio où j’installe sur l’un des murs ce nouveau projet grandiose. Devant ce projet, je fais la constatation que mes forces ne sont pas suffisantes pour monter et descendre de l'échelle.


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