Jérusalem
le vingt quatre avril deux mil quatorze à sept heures quarante cinq heure
d'ici.
Ecrire
sur ce que tu m'as demandé hier.
Comme
mes parents ne nous ont pas raconté pas d'histoires, ni d’événements, ce dont
je me souviens provient de sources diverses mais vraies.
A
côté d'Oran, se trouvait Mers el Kebir, la plus grande base navale de l'Afrique
du nord, Algérie, Maroc, Tunisie.
Un bateau
allemand avait été coulé, devant l'entrée de cette base. L'histoire
courante était de raconter que cette année-là, les crevettes étaient
énormes, ayant mangé les noyés.
L'Algérie,
étant considérée comme un département français, le Maroc et la Tunisie restant
sous protectorat, la situation pendant la Seconde Guerre Mondiale était
différente.
Il
y eut des camps en Tunisie et des déportés en Allemagne. Je n'ai pas entendu
qu'il en était de même en Algérie ou au Maroc.
Nous
avons souffert de la faim, nous, car j'étais déjà né, comme je l'ai écrit, au
huit, square du souvenir, j'aime à le réécrire.
Ma mère
faisait des prouesses pour nous nourrir.
J'étais
un bébé rachitique malgré mes trois kilos six cent à l'époque, un peu malade,
avec des problèmes aux yeux que ma mère devait soigner plusieurs fois par jour.
Les
juifs à cette époque étaient déchus de leurs droits, beaucoup de personnes de
ma famille, avocat, juriste…avaient été exclus de leurs fonctions.
Mon
père fut obligé d'accrocher le portrait de Pétain dans son magasin, « Luxia »,
magasin de luxe, comme son nom l'indique, où la majorité de sa clientèle était composée
de bourgeoises et de dames travaillant dans les maisons pour amuser les messieurs, les soldats
français de France, les pieds noirs, et les américains.
Nous
logions un officier américain juif qui nous apportait du fromage jaune orange, que
j'aimais beaucoup. Il a fait cadeau à mon père un peignoir de bain dont je me
sers toujours malgré qu'il soit de plus en plus en lambeaux.
A
cause de cet « em… » numérique, je suis toujours ennuyé et je dois
écrire en corrigeant entre une barre orange qui me précède et me contrôle.
Je
ne sais pas comment m'en débarrasser malgré avoir ouvert un nouveau courriel.
Le
peignoir de bain était de couleur bleu et blanc, mais, avec le temps, les
couleurs se sont ternies. Elles rappellent les petits drapeaux que les enfants
ici jettent après la Fête de l'Indépendance. Je te rappelle que le drapeau
d’Israël est bleu et blanc.
Je
commence à m’énerver avec le programme d'écriture « Gmail ».
Je
vais passer à mon « Libre Office ».
A
tout à l'heure…
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