lundi 20 juin 2016

20 juin 2014 Anne

Cher Ychaï,
Cette piste du blanc me semble extrêmement intéressante. Et je la retrouve chez moi.
Tu devrais lister tous les « blancs » qui ont jalonné ta vie :
- couleur du papier sur lequel tu écris
- vêtements
- aliments
- voitures
- couleurs des murs des endroits où tu t'installais
- couleur des meubles…

Voir si la couleur influait un achat (choisir un modèle d'appareil blanc, bien qu'un autre appareil, noir par exemple, aurait été un meilleur choix sur le plan technique) et si chaque fois que tu as pu faire un choix, est-ce que le blanc l'emporte.
Réfléchir au mot blanc et écrire tout ce qui te vient à l'esprit, comme sensation, émotion, souvenir, envie.
Peut-être faire pareil avec les autres couleurs. Celles que tu aimes, celles qui t'indiffèrent, celles que tu détestes.
Voir la différence entre les couleurs dans la nature, et celles qui sont fabriquées.

Je te livre le secret de « Tintin au Tibet », où le blanc est dominant et dont la lecture est très apaisante. C'est un vrai « Tintin », mais il ne s'agit pas de combattre des méchants, c'est la très belle histoire du sauvetage d'un ami perdu dans les neiges de l'Himalaya. La raison affirme qu'il est impossible qu'il ait survécu. Tintin a la conviction profonde qu'il est vivant et son courage vaincra la réticence de ceux qui refusent de se lancer dans une expédition très risquée et vouée à l'échec. Ils pensent que c'est en vain, mais ce courage et cette obstination entraînent le respect et ils vont l'accompagner. Je ne dévoile pas la fin, bien sûr ils le trouvent vivant. La façon dont il a survécu est une belle leçon d'humanisme et de reconnaissance de la différence.
Si je te parle de ce livre, c'est qu'il occupe une place particulière dans la série. Hergé est en plein marasme personnel, sur le point de quitter sa femme pour une compagne plus jeune, il se sent coupable. Et puis idéologiquement, il est passé du racisme colonial de son premier album à celui-ci, hommage à l'amitié et à la compréhension entre les peuples, hommage aussi à la tolérance.
Ceux qui ont analysé son oeuvre et sa vie ont tous été fascinés par cet album qui exprime un grand besoin de pureté.

Je crois que l'attirance pour le blanc n'est pas anodine.
Je te laisse.
Avec ma blanche amitié.

AnneAnne

Ne te prends pas la tête avec l'orthographe, ça se corrige après (voir le PS, je t'aiderai) et moi ça ne me gène pas du tout.
Voici l'astuce pour participe passé/ infinitif
EXEMPLE
Arrêté/ arrêter
Facile, remplace le verbe arrêter par le verbe battre,
D'un un cas tu auras "battu" donc c'est « arrêté »,
Dans l'autre "battre" et c'est « arrêter ».
Avec le verbe être, arrêté s'accorde avec le sujet  (elle s'est arrêtée, ils se sont arrêtés)
Avec le verbe avoir, arrêté est invariablesauf si la chose dont tu parles est mentionnée avant le verbe (la maison que j'ai habitée, la voiture que j'ai arrêtée) Tu te poses la question qu'est-ce que j'ai habité ou arrêté ? Réponse la maison ou la voiture. Si elles sont après le verbe (j'ai habité la maison, j'ai arrêté la voiture), INVARIABLE. Si elles sont avant le verbe, ACCORD.

J'adore l'houmous (c'est comme ça que je l'appelle), pas à table, grignoté debout avant un concert en plein air, une fête de musiques du monde, ou sur une table de café, mangé avec les doigts ou des morceaux de pain.

Je te donnerai les liens des deux émissions sur la construction d'Israël. C'est très déculpabilisant quand comme moi on se sent en empathie avec les juifs et la lutte des palestiniens.
C'est encore une histoire de partage de territoires entre les grandes puissances (comme Yalta) avec les intérêts pétroliers ou portuaires, dont le moindre des soucis fut de savoir comment juifs et arabes à qui on a promis (en secret, à chacun) la totalité du territoire vont se débrouiller entre eux.
J'ai ouvert un très grands dossier baptisé « la judéité », ou il y a en vrac pour l'instant, tous les juifs qui ont participé à la culture mondiale, les révolutionnaires de tous bords, les juifs non sionistes. Et un autre sur la mémoire de l'Holocauste, pas pour me sentir coupable et pleine d'horreur, mais étudier la résilience, l'impact du non-dit de ceux qui ont survécu face à la génération de leurs enfants, et comment se vit la troisième génération.
Ce que je retiens de tout ça pour l'instant, c'est que les juifs ont toujours été très présents dès qu'il s'est passé quelque chose. Non pas qu'ils aient cherché à l'être, mais parce qu'ils l'ont impulsé. Regarde les grands philosophes pour ne prendre que cet exemple.
Sujet de discussion à venir !

OUI, je me soigne très bien. Ostéopathe pour mes nerfs pincés à l'épaule, guérisseur pour l'énergie, homéopathie pour le reste.
Pour le dérèglement des filtres de la douleur je suis obligée de prendre un traitement lourd qui diminue les douleurs neuropathies.
Quand je souffre, je plonge car j'ai peur d'une aggravation.
Quand mon corps est silencieux, je profite de la vie à en être ivre. Mon meilleur remède, être bien dans ce que je fais, manger ce que j'aime, rire, rire et rire (avec L. on n'en rate pas une, surtout quand on joue aux échecs, c'est fou rire et mat).
Je pars demain. Le contraste entre ici et là-bas, le calme, l'envie d'être toute ouïe, tout regard, fait que le PC risque de rester dans un coin un moment.
Ecris, moi je penserai à toi, et je finirai bien par revenir à ce monde virtuel (sauf toi qui ne l'est pas).
Et puis c'est horripilant d'attendre d'être connecté, alors là au bout d'un moment, je serai sûre de l'être.

Tu vois mon épaule est mieux, mais le déménagement va me « tuer » un peu.
A bientôt cher Ychaï.

PS : C'est évident qu'il faut sortir de tout ça un récit, peut-être chronologique au début, et quand tous les personnages sont en place, faire de petits chapitres par thèmes.
D'abord :
- continuer à écrire
- reprendre tout et imprimer,
- relire tout avec des feutres de couleurs à la main
- entourer de différentes couleurs selon la place éventuelle
- repérer les redites dans les différents récits
Je t'aiderai pour alléger le style, éviter les répétitions, trouver le plan … Avec ton accord.

Ce sera génial de voir comment tous ces fils qui pour l'instant partent un peu dans tous les sens, vont se lier entre eux et dessiner des motifs (comme les tisseuses de tapis qui, ligne après ligne, arrivent à reproduire des dessins impossibles à deviner avant qu'ils ne soient achevés.
Bon cette fois je mets le point final.
Ma voiture est déjà chargée, il ne manque que l'informatique.
Je t'eeeeembraaaaaasse (autre mélopée).

Anne Anne


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