Bonjour,
Je me sens un peu mieux ce matin, parce que pour la
première fois on a pu parler santé avec L.
A la campagne où nous vivons 6 mois par an, il jardine,
s'occupe de ses ruches. Le dernier épisode, descendre une ruche habitée (12
kg), tout seul, la nuit parce qu'on peut pas le faire en plein jour.
Les vieux escaliers de pierre ont beaucoup de charme, mais
ils sont irréguliers, les marches sont hautes, et surtout ils ne sont pas
éclairés.
Cette maison a son entrée de plain pied sur la rue du
village, mais l'autre façade, sur le jardin, fait 10 mètres de haut. Tout est
en terrasses successives, jusqu'à un verger en pente raide.
L'avantage, c'est être à la fois dans le village,
avoir l'arrière complètement isolé avec une vue très ouverte sur la campagne.
De chez nous ça descend et ça remonte vers une forêt.
L'inconvénient ce sont ces escaliers, qu'il remonte de
plus en plus difficilement, et moi je n'arrive qu'à la deuxième terrasse. Je ne
peux pas aller plus bas.
J'arrête là.
La première chose que je ferai, serait de mettre tes
écrits en ordre chronologique :
- Famille.
- Algérie.
- Paris.
- Israël.
C'est très bien que tu mettes la date comme
« sujet », ce serait bien que tu ajoutes le nom de la rubrique
Je peux en rajouter d'autre, avec les personnes dont tu
parles.
Et concernant à partir de Paris et tout ce qui a suivi,
des repères de dates dans le texte.
Mais d'abord, je voudrais finir ce site sur l'Algérie.
Faire le tri entre ce qui n'intéresse que moi, et ce qui va sur le site.
Choisir les thèmes.
Quel travail, trop d'exhaustivité. De désordre, parce que
quand je suis crevée, je ne prends pas la peine de classer dans les dossiers.
Je retrouve de tout partout parce que j'étais dans un dossier, et j'y suis
restée alors que ce n'est pas du tout la bonne place.
Tu m'écris, mais tu t'écris aussi. C'est comme si tu développais
des photos, et que des détails remontent à la surface.
Tu écris de mieux en mieux.
Je pense que moi aussi je fonctionne en mode bipolaire. Provoquée
par la façon dont je me sens. Hyperactive quand je n'ai mal nulle part.
Apathique quand le corps me lâche, et que je dois gérer non pas une douleur
passagère, mais la douleur en général avec tout ce qui l'accompagne sur le plan
psychologique (est-ce que ça va s'arrêter ? Je ne peux même pas marcher dans le
jardin. L'épaule sur laquelle je m'appuie se déglingue, comment vais-je pouvoir
trouver une position ? Etc…).
Mais quand ça va, j'oublie tout.
A demain, à deux mains qui serrent les tiennes.
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