Numéro vingt deux du vingt deux
septembre deux mil quatorze.
Un vrai frisson
Jérusalem, le vingt deux septembre deux
mil quatorze à six heures quarante cinq.
AnneAnne,
Le froid est en train de s'installer. J'en
profite pour continuer mes expériences sur le frisson. Me souvenant de tes
conseils et explications de ce que peut être le frisson, j'ai eu une expérience
de frisson profond. Il s'est manifesté en moi en écoutant « la
Fanette » chantée par Jacques Brel (« You Tube »). Il est
curieux et émouvant d'avoir vécu cette émotion forte prouvant que ma
sensibilité est toujours vivante. Je continue d'espérer vivre la différence
entre le frisson provoqué par l'art et le frisson provoqué par le fait de
« tomber amoureux ».
Pour la « chair de poule »,
malgré le fait que je ferme la fenêtre le soir et la nuit, le froid étant plus
vif ces derniers temps, je n'ai pas encore retrouvé cette sensation.
J’expérimente aussi les différences
entre le sentiment et la sensation tout en étant arrivé à une petite conclusion
que cela pouvait être la même chose, pouvant passer par les mêmes canaux. J'essaye
avec un peu plus d'attention d’éviter le rhume. C'est ainsi que je me fais des
inhalations préventives.
J'ai reçu hier, un massage par Monsieur
Shalom, un bénévole que je ne connaissais pas, qui a presque guéri mon épaule
gauche. Ce masseur a utilisé une méthode étonnante très efficace. Cette
institution ne me permet pas de choisir mes soignants car je suis pour eux un
« body », c'est à dire, un humain que l'on appelle quand un malade
s'est décommandé, et que la place est libre.
En pensant à la dernière histoire (Cap
Falcon), j'aurais voulu ajouter des détails et perfectionner la description des
paysages, malgré les faiblesses de mon écriture de ce genre.
Ces paysages de cette petite partie de
ma vie me hantent toujours, non pas par nostalgie, mais par le sentiment de
joie que je ressentais à l'époque du Cap Falcon.
Ce sont des époques courtes, étant
parti très jeune en France, définitivement en mil neuf cent cinquante six, sans
y être jamais revenu. J'avais passé deux ou trois séjours en été dans des
colonies de vacances où j'avais été très malheureux, en particulier à Villars
de Lans.
Je retrouve dans mes couleurs, le bleu,
le jaune et le marron, dans mes tableaux et surtout dans le nouveau projet. Ce
projet continue d’avancer lentement, malgré un blocage sur l'écriture de l'explication
que je dois soumettre aux institutions qui pourraient m'aider financièrement.
Malgré l'impression de dispersion des
récits, je me console en pensant que ce sont les petites pierres du Petit
Poucet déposées pour retrouver son chemin.
AnneAnne,
T'écrire, te raconter mes histoires,
tracer du blanc sur du noir, veut aussi dire pour moi que ce blanc recèle des
pensées et des souhaits pour ta santé.
Ainsi le blanc est toujours plus
important et contient une plus grande force d'amitié.
Ychaï
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