lundi 4 juillet 2016

24 juillet 2014 Roger 1

Un jour a passé sans écriture

Aujourd'hui à Jérusalem le vingt quatre juillet deux mil quatorze à sept heures cinquante, heure israélienne.

AnneAnne,
J'espère que tu vas bien? Et mon imagination va dans tous les sens.
J'ai l'impression de ne pas répondre à toutes les questions que tu poses dans tes courriels.
A être en retard sur la continuité de la correspondance.
Mais est-ce possible ou est-ce mon fantasme de penser qu'il est possible de tout dire, de tout écrire?
Le 23 juillet a été une course de toute la journée à travers la ville et une rentrée dans l'appartement où il ne me restait juste assez de force pour essayer de dormir.

J'entends ce qui se passe, surtout par la radio française. Je ne veux pas écrire sur ces horreurs et leurs conséquences.
C'est ainsi que j'ai écrit mes recettes et que j'envoie des photos pour filtrer les images qui se forment à partir d'une seule source de renseignement.
Je ne pensais pas me justifier quand j'ai raconté le cheminement qui m'a fait prendre la décision « d'essayer » de vivre ici. J'ai mis plus de trente ans à prendre la décision, s'il est possible de prévoir le futur, pour arrêter de penser que je ne me sentais bien que dans l'avion, c'est à dire les quatre heures, qui je passais dans l'Entre.
Je vis ici aussi dans l'Entre.
Chère Amie, AnneAnne, il est huit heures trente et je me prépare à sortir pour un soin que je dois recevoir.
À tout à l'heure, je souffle de l'air frais sur les fils pour que les couleurs brillent.
Grandes amitiés
Ychaï



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