Un jour a passé sans écriture
Aujourd'hui à Jérusalem le vingt quatre
juillet deux mil quatorze à sept heures cinquante, heure israélienne.
AnneAnne,
J'espère que tu vas bien? Et mon
imagination va dans tous les sens.
J'ai l'impression de ne pas répondre à
toutes les questions que tu poses dans tes courriels.
A être en retard sur la continuité de la
correspondance.
Mais est-ce possible ou est-ce mon
fantasme de penser qu'il est possible de tout dire, de tout écrire?
Le 23 juillet a été une course de toute
la journée à travers la ville et une rentrée dans l'appartement où il ne me
restait juste assez de force pour essayer de dormir.
J'entends ce qui se passe, surtout par
la radio française. Je ne veux pas écrire sur ces horreurs et leurs
conséquences.
C'est ainsi que j'ai écrit mes recettes
et que j'envoie des photos pour filtrer les images qui se forment à partir
d'une seule source de renseignement.
Je ne pensais pas me justifier quand
j'ai raconté le cheminement qui m'a fait prendre la décision « d'essayer »
de vivre ici. J'ai mis plus de trente ans à prendre la décision, s'il est
possible de prévoir le futur, pour arrêter de penser que je ne me sentais bien
que dans l'avion, c'est à dire les quatre heures, qui je passais dans l'Entre.
Je vis ici aussi dans l'Entre.
Chère Amie, AnneAnne, il est
huit heures trente et je me prépare à sortir pour un soin que je dois recevoir.
À tout à l'heure, je souffle de l'air
frais sur les fils pour que les couleurs brillent.
Grandes amitiés
Ychaï
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