lundi 4 juillet 2016

19 juillet 2014 Roger 1

Essai de décrire la nouvelle fresque.
Titre :
« Ma Mère, Visages, Silhouettes, et Mouvements ».
Ce titre est provisoire.

Jérusalem le 19 juillet 2014 à 10h20.
Chère Amie, AnneAnne, Sainte, exilée volontaire de Marseille.
Je ne dors pas bien, mais plus longtemps, ce qui ne m'est pas trop naturel.
Je lis et accepte tes conseils et tes aides avec confiance. Et reconnaissance. Mot à savourer lentement, comme l'olive de la pleine conscience, D. Epstein, Docteur Lipot.
Je ne veux pas choisir, mais laisser le temps mettre en ordre les écoutes et les lectures qui se gravent en moi surtout par ma mémoire affective, la seule à mon avis qui a toujours travaillé en moi.
Je mets en réserve le « Kiss Kiss ».
Je voudrais aujourd'hui écrire pour toi les premiers essais d'explications que je dois transmettre au vidéaste, qui le transmettra à son imprésario.
Je n'ai jamais trop voulu expliquer un projet que je n'ai pas fini.
Vendre la peau de l'ours avant qu'il ne soit tué. Le peu de proverbes qui restent dans ma mémoire et que je n'ai pas encore expulsés.
Je choisis, sans savoir si cela sera, d'écrire le brouillon de ce projet pour accéder à tes conseils amicaux, patients et chaleureux.
Ma pensée et mon affectivité me portent à vouloir inclure dans ma vie et dans mes projets mes amies et amis. Je t'enverrai un projet que j'ai fini et que j'ai présenté dans une exposition, il y a deux ans, que j'ai appelé : « Le livre de l'amour en PPP » : peintures, palimpseste, poèmes. Tout est de moi, mais j'ai demandé à Carine d'écrire les textes en français avec sa calligraphie que j'admire et à Lahi, une des meilleures danseuses de l'école « Orpheus », cette école eurythmique  avec laquelle je partage mon studio, les textes traduits en hébreu.
Je voudrais que ce livre de grande dimension (un mètre de haut sur soixante centimètres de large, ouvert un mètre quarante) ouvre cette exposition événement.
Ce livre a été vidéo filmé, bénévolement par une amie de Sylvie, non professionnelle, avec un montage d'une improvisation verbale de Daniel Epstein, mon ami philosophe.
Il y a plusieurs versions de cette vidéo, une avec la musique de Mahler qui dure vingt minutes, une autre avec ma musique (je n'en suis pas sûr), qui se trouve sur « You Tube » dans le site de « Shmaia » et aussi sur « Dailymotion » sous un de mes noms avec d'autres vidéos.
Je ne suis plus d'accord avec ces vidéos, mais je ne sais pas comment faire pour les interdire à la vision.
Ce livre, dans mon idée, ouvrira l'exposition, sous le tableau sur lequel est peint le motif du « Livre de l'Amour », motif  que l'on trouvera en treize variations.
Le livre  sera exposé sous le tableau.
J'aimerais que, à côté du tableau, des diaporamas de mes poèmes soient projetés, poèmes qui font partie du livre.
Sur la première page de ce livre à grosse couverture est écrit le nom les personnes qui ont participées. 
On tourne la page et sur les deux pages se trouve le motif, on tourne la page et d'un côté est écrit un poème en français et sur l'autre page la traduction de ce poème en hébreu.
Et ainsi de suite. Le tout sera accompagné de l'enregistrement de la voix de Daniel Epstein.
Le danseur, mon jeune ami, Doron, qui habite Amsterdam, celui que m'a envoyé Itaï, le vidéaste, ouvrira par sa danse de style japonais Buto, le parcours dans l'allée principale du labyrinthe.
Cette danse Buto est très lente et se fera près proche de la fresque.
La lenteur de cette danse permettra au public de mieux se concentrer dans sa vision.
Le parcours peut durer une heure et demie ou deux heures.
Je ne sais pas encore quelle sera la longueur du parcours. Sa largeur est d'au moins trois mètres. Pour avoir le recul nécessaire pour voir le tableau, le public sera guidé tout le long du parcours par la danse de Doron.
Le public pourra se rapprocher pour voir les détails de la fresque « Ma mère ».
Chaque tenture pend, accrochée à des fils en acier fin au plafond. Les tentures sont peintes recto verso.
Elles mesurent trois mètres sur deux mètres en principe, mais avec des variations de taille.
De chaque côté de l'allée principale seront aménagés d'autres petits parcours sans issues, principe du labyrinthe, où se trouveront un ou plusieurs musiciens.
Le danseur fera une halte où le public pourra admirer les murs de cette enclave qui seront faits aussi de tentures de toile diverse mais de taille plus petite.
Le retour à l'allée principale, où le public continuera d'avancer, se fera avec plusieurs échappées dans d'autres impasses où se trouvera aussi, un musicien ou un récitant.
La fin de parcours est, par l'allée principale, l'arrivée sur une grande salle où se trouvera la grande fresque « A Deux Mains, A Demain ». 
Un groupe de musiciens donnera un concert d'une demi-heure ou plus, selon les désirs du public. 
La fresque sera entourée de part et d'autres, par des projections de diaporamas vidéo où tous les détails de la fresque « A Deux Mains, A Demain » auront été filmés auparavant et ces vidéos pourront être projetés sur les musiciens pour créer un mouvement.
Ainsi, le début du chemin labyrinthique est  avec « Le Livre de l'Amour », à la fin « A Deux Mains, A Demain » en passant par « Les Visages de Mère, Madone, Femme », l'histoire symbolique d'une vie.
Ouverture par l'amour avec le livre, le couple, l’œil qui s'ouvre sur les visages, le bébé qui ne peut vivre sans le visage de la mère, la caresse des mains de la mère (à deux mains). Le labyrinthe peut symboliser le chemin difficile vers la rencontre de l'autre, l'union des mains, les visages nombreux de toutes les personnes rencontrées dans une vie. 
Chaque tenture de l'allée principale est divisée en trois partie, le bas, l'élément liquide et la terre, le milieu de l'humanité (les visages et les postures) et le haut, le ciel.
Il est évident que la symbolique que je décris et les interprétations que j'en fais, ne seront pas aussi explicites dans le parcours.
Je cherche à faire apparaître et non à faire voir. Il s'agit dans ma peinture de donner l'illusion du rêve, du flou, de la suggestion, de la recherche et du dialogue entre le spectateur et le tableau.
Tout ce parcours sera éclairé par un spécialiste technicien qui orchestrera, à partir de son ordinateur, les lumières et les projections des vidéos.
Je ne peux calculer, en ce moment, quelle sera la dimension de la salle ou d'une tente énorme qui pourra être installée pour cet événement, ni le coût, que je laisserai volontiers à des spécialistes.
Je dois reprendre encore ce texte avant de l'envoyer la semaine prochaine à Itaï et je serai heureux de tes conseils pour me permettre plus de clarté et de faire les corrections à apporter à ce texte de présentation. 
Je sens qu'il s'est transformé en un autre texte.
Ne pense pas que je ne parle que de moi. Si tu le penses, peut-être avec raison, je le fais en oblique.
Mais je pense à toi et suis dans l'attente de tes courriels, de tes histoires, de tes textes.
Je t'envoie mes amitiés accompagnées par le temps frais qu'il fait aujourd'hui, un jour sans avoir entendu les « boums » et les sonneries d'alertes.
Peut-être, selon mon humeur, je vais ouvrir la radio pour avoir la température politique.
Je termine à regret, mais non sans attente.
Ychaï.
Pas de photo pour ce courriel.


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