Numéro quatorze
du sept septembre 2014 à dix neuf heures quarante cinq.
Suite du vrac
que j'ai écrit ce matin, que je ne retrouve plus, que je suis obligé d'essayer
de me rappeler.
Problème avec le
« Libre Office » !
Jérusalem le sept
septembre 2014 à neuf heures cinquante.
AnneAnne,
Est-tu rentrée
dans ta maison et sortie de ton pré ?
Je suis en colère
contre moi, ayant écrit pour toi ce matin. Je l'ai enregistré bnvnvnvnn.
Cela a l'air de
remarcher
Numéro quinze du
huit septembre deux mil quatorze à cinq heures quarante cinq.
Sur vrac.
Jérusalem le huit
septembre deux mil quatorze à cinq heures quarante six.
AnneAnne,
Je te raconte :
Je m'assois sur
de la glace pour faire descendre la température de mon corps et soigner les
blessures de ma peau irritée par la chaleur, surtout les endroits qui ne voient
pas le soleil.
J'ai lu dans une
de mes « newsletters » sur la santé que je reçois tous les
jours : il faut frissonner pour que la graisse brune mange la graisse
blanche. Depuis deux jours, je laisse les fenêtres ouvertes et me découvre pour
perdre ma graisse brune.
Les nuits sont
devenues fraîches. Je dois utiliser un drap, je me découvre souvent pour suivre
le traitement par le frisson.
Je cherche à,
désespérément, prendre mon E – billet d'avion. Depuis deux jours, je deviens de
plus en plus nerveux à cause de cette recherche et de l'immensité des offres.
Je ne parviens pas à trouver un vol direct sur Marseille. Je dois me résigner à
aller d'abord à Paris et descendre ensuite à Marseille.
Que dirais-tu
d'un « apéro » comme ANPR organise à Paris ?
Je remonte peu à
peu la pente grâce à mes trois cent milligrammes de W.
J'ai, depuis
deux semaines, décidé de faire un jeûne d'un jour toutes les semaines. J'ai
commencé hier dimanche, mais comme je n'ai pas fait d'analyse de sang depuis
des mois, le docteur D. m'a fait promettre de faire cette analyse aujourd’hui.
J'ai décidé de faire deux jours de suite pour que l'analyse soit convenable et
pour qu'il ne m’engueule pas parce que mon cholestérol est trop haut. Je vais
essayer de tenir jusqu'à ce soir pour aller demain matin mardi me faire prendre
le sang.
J'ai toujours
détesté les piqûres.
Je continue le
vrac, mais j'ai peur de t'ennuyer…
Le jour se lève.
Il faut que je me souvienne de donner à boire à mes plantes sur le balcon.
Je m’efforce,
depuis hier, d'écrire sur un cahier tout ce que je fais et ce que je dois
faire.
C'est vrai que,
comme tu me l'avais écrit, cela donne de la joie de pouvoir mettre une croix (en
principe les juifs n'utilise pas la croix) sur ce qui a été déjà accompli.
Le voyage à
Guernesey a été une grosse secousse et a ré ouvert encore plus grand la
blessure. Le constat de cette abyme, la jalousie, où l’on tombe très
facilement.
J'ai vécu avec
Carine B. une crise de jalousie plus intense encore que celle avec Frédérique
dans les années mil neuf cent quatre vingt deux.
Je comprends,
mais est- ce suffisant ?
La profondeur et
l'intensité de cette maladie, la jalousie, sont terribles. Le travail avec mon
analyste m’aide un peu à y voir un peu plus clair. Je ne crois pas à la
guérison, mais à une atténuation de la douleur par les mots.
C'est ainsi que,
depuis l'enfance, avant la parole, les mots (les maux), je me suis tourné vers
la musique pour moins souffrir.
Mes rapports
avec Carine B. se sont distendus cette année, je ne la vois pas très souvent.
Nous avions eu une relation amoureuse quand je l’ai rencontrée. Nous suivions
le cours de Daniel Epstein en mil neuf cent quatre vingt deux.
Elle a été très
présente, m'a beaucoup aidé à supporter le choc de la mort de ma mère. Elle a
une maladie orpheline (la septicémie) qui s'est déclarée cette année. Elle va
mieux depuis quelque temps, nous nous rencontrons, je peux parler plus
ouvertement avec elle. Elle est la sœur de Raphaël, garçon problématique ainsi
que toute sa famille. J'ai eu en plus de nos rencontres une correspondance très
intense. Je lui dois de m'avoir fait écrire dans les années mil neuf cent
quatre vingt quatorze.
,
correspondances et poèmes. Certains de ces poèmes ont été traduits en hébreu.
Ils figurent dans le grand « Livre de l'Amour en PPP ».
J’ai demandé à
Carine de calligraphier les écritures dans ce livre.
Réunir tous ces
fils, je ne cherche pas la cohérence maintenant : « mains
tenant » comme « entre tenir » me font toujours rêver.
Pour l'instant,
je ne continue pas ce courriel, je ne me relis pas, par-dessus tout, je
t'envoie la belle lumière de l'aube et de mon amitié.
Ychaï
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