Sainte AnneAnne,
Retour de Tel-Aviv.
Une alerte quand je cherchais l'autobus pour rentrer à
Jérusalem.
Je me suis réfugié sous des arcades qui m'ont fait retourner
sous les arcades de la rue d'Arzew et me tenir à côté du glacier espagnol. Une
femme en casque sur sa moto m'a regardé. Je l'ai regardée et je lui ai montré
le ciel. J'ai pensé à ma petite voisine blonde.
L'alarme a cessé et il y eu plusieurs « boums ».
Un chauffeur de camion « Coca Cola » s'était allongé
par terre, à plat ventre, les mains sur sa tête.
Je ne peux qu’essayer de te décrire l'ambiance, la surface.
Trop ému par la première lecture de ton courriel long, riche et
proche.
J'hésite à te raconter ma journée. Je veux me reposer pour te
lire mot à mot, lettre à lettre.
Etre heureux de ton envie nouvelle d'écrire. Oui, oui, oui…
Je n'arrive pas en ce moment à me lever au milieu de la nuit
pour t'écrire!
Je suis touché de la confiance que tu me témoignes.
Pour Daniel, le témoignage est une des plus grandes valeurs.
Je lirai encore ton courriel, pour sentir, non pour savoir, pas
savoir mais voir avec le coeur.
Lire avec le coeur.
Je vais m'allonger et penser pouvoir me réveiller plus tard, me
lever et t'écrire. Un voyage et le récit de journée.
Sainte,
Il est vingt deux heures vingt cinq ici. Pas d'alarme et même si
il y en a, je ne descendrai pas dans les escaliers.
Les photos des épices du balcon pour demain.
J'avais emporté mon appareil de photo pour faire des photos du
film et j'ai oublié.
Comme je dois encore voir le film, je n'oublierai pas.
Ychaï
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