lundi 18 juillet 2016

8 septembre 2014 Roger 2

Numéro quinze du huit septembre deux mil quatorze.

Nouveau vrac

Jérusalem le huit septembre deux mil quatorze à onze heures dix.
AnneAnne,
Je tiens vraiment à te remercier pour l'aide, et tes efforts pour les recherches.
Je n'ai pas encore ouvert les traitements de texte que tu m'as envoyés.
Le fait que tu m'écrives à propos de tes douleurs à l'épaule, me fait souffrir pour toi.
J'ai de moins en moins de douleurs à mon épaule gauche grâce aux soins que l'on me prodigue au Centre Yuri Stern, des soins holistiques et efficaces.
J'ai commencé à la maison à ouvrir toutes les fenêtres et enlever mes vêtements pour avoir froid. En effet j'ai reçu dans mes courriels des informations sur le bon effet du frissonnement pour maigrir.
Frissonner active les graisses brunes qui attaquent les graisses blanches. Elles pourront disparaître et cela me permettra de maigrir.
Je vais donc continuer ce traitement malgré le rafraîchissement du climat.
J'avais rendez-vous avec Guy ce soir. Nous sommes restés sur la terrasse malgré le froid. J'ai cherché à frissonner. Je suis revenu avec un petit rhume que je suis en train de soigner avec des inhalations d’eucalyptus.
Ne crois pas que je sois hypocondriaque, j'écris ces récits sur l'entretien de ma santé pour entendre de loin ton rire et voir tes sourires.
Je jeûne depuis deux jours. Demain je dois faire une analyse de sang. J'espère que ce jeûne fera descendre mon taux de cholestérol et empêchera mon médecin traitant, le docteur D., de m’engueuler.
Je reprends l'histoire de mon retour de Guernesey, mais j'ai beau avoir fouillé ma mémoire, je ne me souviens de rien. L'histoire se jette directement sur la séparation.
Mon père, ne pouvant plus conduire après l'amputation de sa jambe, m'avait demandé de le conduire à Nice.
Nous sommes parti à Nice, ma mère, mon père, Frédérique et moi comme chauffeur.
Arrivés à Nice, j'ai conduit mes parents dans la famille où ils devaient être logés.
Frédérique et moi étions invités à résider chez un couple d’amis.
Nous dormions dans le salon qui se trouvait proche de leur chambre à coucher. Frédérique, ayant besoin d'affection après ce voyage, a voulu être consolée, mais ma timidité et la peur d'être entendu par ce couple, ne m'ont pas permis de lui donner la réponse.
Elle m'annonça le lendemain qu'elle allait rentrer sur Paris en train, ce qu'elle fit dans la journée.
Après quelques jours, je suis remonté à Paris avec mes parents. J'ai regagné l'appartement de la rue du Plâtre où nous habitions à cette époque.
J'ai compris que quelque chose n'allait pas. C'est ainsi que je suis parti de cet appartement.
Je ne sais plus où je suis allé.
Je me souviens d'une douleur insupportable qui s'était installée en moi et qui ne me laissait pas vivre.
J'avais trouvé une chambre 7 rue du Pont aux Choux. Lina habitait la même rue, au vingt deux. Je cherchais auprès de mes amis à oublier cette douleur. Sidi, mon ami Malien poète, fut le seul à avoir pu me soulager. Malgré ce réconfort, j'ai décidé de faire du Zen pour surmonter le désespoir et la dépression. Je suis devenu moine après quelques mois, en fréquentant assidûment le dojo de Maître Teshimaru. Je retrouverais mon nom de moine dans mes papiers. J'ai quitté le dojo en ayant constaté l'antisémitisme de mes collègues moines qui sont devenus des vedettes zen et que tu peux retrouver sur Youtube.
Je dois aussi retrouver les dates de ces événements.
Frédérique avait trouvé un grand studio rue Charlot.
Sylvie était rentrée des Amériques. Elle habitait dans un studio que nous lui avions trouvé dans une toute petite rue à côté de la rue des Archives, et un travail avec Lina dans la galerie Maeght. La semaine dernière, trois nuits de France Culture ont été consacrées à l'histoire de cette galerie. Dadou a rencontré Sylvie, dont il est tombé amoureux, à cette même époque.
Son mariage avec Iona avait sombré. Ils ont eu trois filles : l’aînée, Clara, et les jumelles, Elena et Valérie.
Dadou s'est marié plus tard avec Sylvie. Ils ont eu deux enfants : Violette et Daniel.
Ils ont habitaient rue des Filles du Calvaire, un appartement loué où est né Violette.
Après quelques années, ils ont acheté un appartement dans la même rue. Je les visitais ces dernières années.
Du vrac d'écriture que j'aimerai polir.
J'ai décidé de jeûner au moins une fois par semaine, ayant entendu un programme sur l'efficacité du jeune pour les guérisons de beaucoup de maladies.
Ce sont des cures de vingt et un jours sous surveillance médicale dans des centres en Russie, en Allemagne et en Bretagne.
Comme je ne suis pas surveillé, si ce n'est par moi-même, je ne fais qu'un jour de jeûne par semaine.
Dominique J., une élève de guitare, a habité une chambre avec une petite cuisine, au sept, rue des Filles du Calvaire. J'avais pu, avec l'argent que j'avais trouvé en faisant les travaux dans cette chambre, payer une reprise pour la chambre au deuxième étage, au sept, rue du Pont aux Choux.
Au coin de cette rue, à l'angle du boulevard Beaumarchais, se trouvait le café « Saint-Claude » où ces dernières années, nous nous retrouvions, Dadou, Macona et moi, le midi.
Quel bonheur ce serait de mettre en ordre ce vrac en vrille !
Mes yeux me font mal.
Je veux te souhaiter une bonne nuit et lire bientôt que tes douleurs se sont apaisées.

Ychaï.



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