Numéro quinze du
huit septembre deux mil quatorze.
Nouveau vrac
Jérusalem le huit
septembre deux mil quatorze à onze heures dix.
AnneAnne,
Je tiens vraiment
à te remercier pour l'aide, et tes efforts pour les recherches.
Je n'ai pas
encore ouvert les traitements de texte que tu m'as envoyés.
Le fait que tu
m'écrives à propos de tes douleurs à l'épaule, me fait souffrir pour toi.
J'ai de moins en
moins de douleurs à mon épaule gauche grâce aux soins que l'on me prodigue au
Centre Yuri Stern, des soins holistiques et efficaces.
J'ai commencé à
la maison à ouvrir toutes les fenêtres et enlever mes vêtements pour avoir
froid. En effet j'ai reçu dans mes courriels des informations sur le bon effet
du frissonnement pour maigrir.
Frissonner
active les graisses brunes qui attaquent les graisses blanches. Elles pourront
disparaître et cela me permettra de maigrir.
Je vais donc
continuer ce traitement malgré le rafraîchissement du climat.
J'avais rendez-vous
avec Guy ce soir. Nous sommes restés sur la terrasse malgré le froid. J'ai
cherché à frissonner. Je suis revenu avec un petit rhume que je suis en train
de soigner avec des inhalations d’eucalyptus.
Ne crois pas que
je sois hypocondriaque, j'écris ces récits sur l'entretien de ma santé pour
entendre de loin ton rire et voir tes sourires.
Je jeûne depuis
deux jours. Demain je dois faire une analyse de sang. J'espère que ce jeûne
fera descendre mon taux de cholestérol et empêchera mon médecin traitant, le
docteur D., de m’engueuler.
Je reprends
l'histoire de mon retour de Guernesey, mais j'ai beau avoir fouillé ma mémoire,
je ne me souviens de rien. L'histoire se jette directement sur la séparation.
Mon père, ne
pouvant plus conduire après l'amputation de sa jambe, m'avait demandé de le
conduire à Nice.
Nous sommes
parti à Nice, ma mère, mon père, Frédérique et moi comme chauffeur.
Arrivés à Nice,
j'ai conduit mes parents dans la famille où ils devaient être logés.
Frédérique et
moi étions invités à résider chez un couple d’amis.
Nous dormions
dans le salon qui se trouvait proche de leur chambre à coucher. Frédérique, ayant
besoin d'affection après ce voyage, a voulu être consolée, mais ma timidité et
la peur d'être entendu par ce couple, ne m'ont pas permis de lui donner la
réponse.
Elle m'annonça
le lendemain qu'elle allait rentrer sur Paris en train, ce qu'elle fit dans la
journée.
Après quelques
jours, je suis remonté à Paris avec mes parents. J'ai regagné l'appartement de
la rue du Plâtre où nous habitions à cette époque.
J'ai compris que
quelque chose n'allait pas. C'est ainsi que je suis parti de cet appartement.
Je ne sais plus
où je suis allé.
Je me souviens
d'une douleur insupportable qui s'était installée en moi et qui ne me laissait
pas vivre.
J'avais trouvé
une chambre 7 rue du Pont aux Choux. Lina habitait la même rue, au vingt deux.
Je cherchais auprès de mes amis à oublier cette douleur. Sidi, mon ami Malien
poète, fut le seul à avoir pu me soulager. Malgré ce réconfort, j'ai décidé de
faire du Zen pour surmonter le désespoir et la dépression. Je suis devenu moine
après quelques mois, en fréquentant assidûment le dojo de Maître Teshimaru. Je
retrouverais mon nom de moine dans mes papiers. J'ai quitté le dojo en ayant
constaté l'antisémitisme de mes collègues moines qui sont devenus des vedettes
zen et que tu peux retrouver sur Youtube.
Je dois aussi
retrouver les dates de ces événements.
Frédérique avait
trouvé un grand studio rue Charlot.
Sylvie était
rentrée des Amériques. Elle habitait dans un studio que nous lui avions trouvé
dans une toute petite rue à côté de la rue des Archives, et un travail avec
Lina dans la galerie Maeght. La semaine dernière, trois nuits de France Culture
ont été consacrées à l'histoire de cette galerie. Dadou a rencontré Sylvie,
dont il est tombé amoureux, à cette même époque.
Son mariage avec
Iona avait sombré. Ils ont eu trois filles : l’aînée, Clara, et les
jumelles, Elena et Valérie.
Dadou s'est
marié plus tard avec Sylvie. Ils ont eu deux enfants : Violette et Daniel.
Ils ont
habitaient rue des Filles du Calvaire, un appartement loué où est né Violette.
Après quelques
années, ils ont acheté un appartement dans la même rue. Je les visitais ces
dernières années.
Du vrac
d'écriture que j'aimerai polir.
J'ai décidé de
jeûner au moins une fois par semaine, ayant entendu un programme sur
l'efficacité du jeune pour les guérisons de beaucoup de maladies.
Ce sont des
cures de vingt et un jours sous surveillance médicale dans des centres en
Russie, en Allemagne et en Bretagne.
Comme je ne suis
pas surveillé, si ce n'est par moi-même, je ne fais qu'un jour de jeûne par
semaine.
Dominique J.,
une élève de guitare, a habité une chambre avec une petite cuisine, au sept,
rue des Filles du Calvaire. J'avais pu, avec l'argent que j'avais trouvé en
faisant les travaux dans cette chambre, payer une reprise pour la chambre au
deuxième étage, au sept, rue du Pont aux Choux.
Au coin de cette
rue, à l'angle du boulevard Beaumarchais, se trouvait le café « Saint-Claude »
où ces dernières années, nous nous retrouvions, Dadou, Macona et moi, le midi.
Quel bonheur ce
serait de mettre en ordre ce vrac en vrille !
Mes yeux me font
mal.
Je veux te
souhaiter une bonne nuit et lire bientôt que tes douleurs se sont apaisées.
Ychaï.
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