Jérusalem le dix août deux mil quatorze
à huit heures dix.
AnneAnne,
Quelques jours ont passé. J'ai
l'impression que cela fait longtemps.
Toujours préoccupé par la formulation et
la description du projet.
N'ayant pas eu de tes nouvelles,
j'espère que tu vas bien et que tu n'as pas le temps ou la force de t’asseoir
devant le clavier.
Pour moi, ce n'est pas une dispersion.
Ecrivons plutôt, la dépression.
Dépression aussi provoquée par
l'actualité, par le sentiment d'impuissance, par l'absence et la méconnaissance
du futur politique…
Colère de perdre pied, de ne pas agir
plus profondément en engageant mes énergies dans ce projet et dans cette
écriture (en pensant à tes conseils), description non pas pour la réalisation
mais pour un aboutissement, une sortie. Le doute s'installe devant l'ampleur,
les difficultés, la durée, l'aboutissement, l'impatience d'arriver au but tout
en sachant que cela ne me correspond pas. Penser que d'abord, il y a le faire
et que vient ensuite peut-être la reconnaissance.
C'est ainsi que l'ancienne fresque
« A Deux Mains, A Demain » a été conçue et ensuite exposée. J'avais
une autre sorte d’enthousiasme. Malgré l'ampleur de ce tableau, j'ai pu le
réaliser seul. J'ai maintenant deux aides qui me permettent de ne pas sombrer
dans une extrême fatigue, de partager le travail et d'avoir des regards et un
support.
Je pensais sur ce courriel, repenser et
écrire de nouveau sur ce projet, mais je me laisse encore un peu de temps. Je
me prépare à aller au studio. Aujourd’hui j’y serai seul.
Porte toi bien et reçois une amitié
chaude et bienveillante. Bien veillant. Une veille sur les fils.
Je ne travaille pas beaucoup depuis plus
d'une semaine sur le tableau chronologique qui attend étalé sur la table.
Mes grandes amitiés.
Ychaï
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire