lundi 4 juillet 2016

10 août 2014 Roger

Jérusalem le dix août deux mil quatorze à huit heures dix.

AnneAnne,

Quelques jours ont passé. J'ai l'impression que cela fait longtemps.
Toujours préoccupé par la formulation et la description du projet.
N'ayant pas eu de tes nouvelles, j'espère que tu vas bien et que tu n'as pas le temps ou la force de t’asseoir devant le clavier.
Pour moi, ce n'est pas une dispersion. Ecrivons plutôt, la dépression.
Dépression aussi provoquée par l'actualité, par le sentiment d'impuissance, par l'absence et la méconnaissance du futur politique…
Colère de perdre pied, de ne pas agir plus profondément en engageant mes énergies dans ce projet et dans cette écriture (en pensant à tes conseils), description non pas pour la réalisation mais pour un aboutissement, une sortie. Le doute s'installe devant l'ampleur, les difficultés, la durée, l'aboutissement, l'impatience d'arriver au but tout en sachant que cela ne me correspond pas. Penser que d'abord, il y a le faire et que vient ensuite peut-être la reconnaissance.
C'est ainsi que l'ancienne fresque « A Deux Mains, A Demain » a été conçue et ensuite exposée. J'avais une autre sorte d’enthousiasme. Malgré l'ampleur de ce tableau, j'ai pu le réaliser seul. J'ai maintenant deux aides qui me permettent de ne pas sombrer dans une extrême fatigue, de partager le travail et d'avoir des regards et un support.
Je pensais sur ce courriel, repenser et écrire de nouveau sur ce projet, mais je me laisse encore un peu de temps. Je me prépare à aller au studio. Aujourd’hui j’y serai seul.
Porte toi bien et reçois une amitié chaude et bienveillante. Bien veillant. Une veille sur les fils.
Je ne travaille pas beaucoup depuis plus d'une semaine sur le tableau chronologique qui attend étalé sur la table.
Mes grandes amitiés.

Ychaï


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