lundi 18 juillet 2016

29 août 2014 Roger

Numéro huit du vingt neuf août deux mil quatorze.
Je pense car je ne retrouve pas ce que j'ai écrit hier.

Jérusalem le vingt neuf août deux mil quatorze à seize heures.

AnneAnne,
Est-ce que tu vas mieux ? Est-ce que tu as surpassé, surmonté la crise ?
Je l'espère.

Comme je ne retrouve pas le texte où j'ai commencé la liste des endroits où j'ai habité, je reprends à partir de 1955-56, l'année du « foyer » à Strasbourg.
Je passe rapidement sur l'année mil neuf cent cinquante six – cinquante sept. J’ai vécu à Paris. Je venais de Strasbourg. J’ai habité quelques mois à la Villette, puis ensuite au douze, rue Traversière chez une dame seule qui vendait sur les marchés du linge et qui me faisait nettoyer la baignoire avec du CIF après l'avoir utilisée. C'était un appartement moderne assez petit où elle dormait dans le salon de façon à pourvoir louer une chambre. Le quartier de la Bastille était à cette époque très pittoresque. La rue Traversière donnait sur la grande artère « rue le la Bastille ». Je dois vérifier le nom de la station de métro. Le quartier était le quartier du bois, c'est-à-dire qu’il était occupé par des marchands de meubles et par des artisans, des menuisiers et tous les métiers en rapport avec le bois.
J'ai passé quelques mois dans cette chambre, de façon inconfortable, n'ayant pas pu supporter la cohabitation. La cohabitation avec la vieille femme qui m'avait loué la chambre à la Villette avait été plus supportable. Elle était moins intrusive. Il n'y avait pas de salle de bains dans cet appartement.
En mil neuf cent cinquante huit, je suis reparti à Oran, sur les conseils d'André, pour finir mes études. J'ai habité chez mes parents pendant les quelques mois d'études dans une école privée : « Le Cours Descartes ». Le propriétaire portait le même nom de famille que moi, c'est à dire Benichou.
D'après le carnet de notes que j'ai retrouvé, j'étais un bon élève, surtout en français.
Le professeur de français venait de Marseille. Nous avons construit des liens d'amitié.
Je l'invitais à déjeuner quand mes parents laissaient l'appartement libre le dimanche. Nous parlions de Federico Garcia Lorca en allant aux arènes assister à des corridas.
J'ai conservé quelques lettres qu'il m'a envoyées à son retour en France, de très belles lettres dans un style impeccable. Je les lis encore avec plaisir.
Je suis retourné ensuite en France. Je dois me concentrer pour réunir mes souvenirs et pouvoir t'écrire la suite de mes habitations.


Je poursuis l’écriture des premiers brouillons du texte de présentation du projet. Je les trouve très mauvais.

Ma mère, Visages et Mouvements.
Entrée dans mon Labyrinthe Intérieur.

Il s'agit d'un projet comportant plusieurs médias : peintures, danses, vidéos, poèmes et musique. Un labyrinthe constitue le parcours. Les allées sont faites de tentures sur lesquelles mes peintures sont accrochées. Une allée principale serpente. Comme dans un labyrinthe, certains chemins débouchent sur les salles sans issues. Dans ces endroits se tiendront les événements : petit concert de musique, projection de vidéo, acteur récitant mes poèmes…
Un danseur précède et guide le public en s’arrêtant pour créer un contraste en le tableau et sa danse.
Ses danses se feront sur une bande musicale composée spécialement pour cet événement. Les lumières seront aussi travaillées et créées en rapport avec l'illumination des tableaux et de la danse.

Ce projet sera composé de plusieurs médias : peintures, danses, vidéos, poèmes et musique. Il se déroulera dans un grand espace, rond, carré ou rectangulaire. Dans ce lieu, des tentures et des tableaux formeront les murs et les salles de ce labyrinthe.
Le trajet du public est guidé par une danseuse ou un danseur que serviront de guide et danseront devant les tableaux.
Toute la musique du parcours sera originale et composé pour cet événement, ainsi que les lumières qui éclaireront les tableaux.
Un chemin principal serpente et aboutit à des impasses suffisamment grandes pour que le public puisse assister à un concert de dix à quinze minutes, à des projections vidéo, des récitations de poésies et d'autres spectacles courts.

Passe une bonne fin de journée, accompagnée de mon amitié et de mes pensées.

Ychaï


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