Peut-être le récit de la fuite de
l'hôpital.
Jérusalem le quatorze juillet deux mil
quatorze à onze heures dix.
AnneAnne,
Sainte Anne de Marseille,
Quelle joie devant cette avalanche de
courriels et de nouveaux noms, de découvertes.
Marseille, le Mucem, le vieux port avec « Häagen Dazs », sur le même trottoir, plus
loin, un restaurant où j'ai dégusté un aïoli avec mon cousin André. Je n'en
avais pas mangé depuis cinquante ans.
Mes promenades sur ce même quai jusqu'au
musée.
Toutes les fois que je me trouvais dans
cette ville, j'ai pris des photos dont une a reçu un prix et l'honneur d'être
publiée dans un journal de Marseille. Mais comme je ne savais pas transformer
le « jpeg » en « tiff », ce journal n'a pas publié ma très
belle photo.
Beaucoup d'errances, un « mantecao »
hors de prix dans un magasin refait à l'ancienne.
L'errance dans ces beaux quartiers près
de la basilique en haut de la montagne.
La gare Saint Charles, où j'arrive et
d'où je pars, où je prends l'autocar pour Saint Maime, après Manosque, Volx,
tourner à gauche sur la petite route, continuer jusqu'à la cité ouvrière, à
droite et monter la côte jusqu'au village.
Mes amis les Chemirani habitent une vieille maison juste
au-dessous de l'église protégée et classée du douzième siècle. Sur la place,
qui sert de parking, il y a la nouvelle église.
La fuite.
Après que l’on m’ait recousu l’arcade et
le dessous de mon œil droit, j'ai été conduit dans une chambre dans laquelle
Serge me gardait. Nous avions peur. Il entrait et sortait car il devait me
surveiller, ainsi que la moto qui était dehors. Nous avons décidé de nous
enfuir à la tombée de la nuit de cet hôpital, qui, je ne sais pourquoi, ne nous
inspirait pas confiance.
La nuit étant tombé, nos affaires rangées,
nous avons poussé la moto, qui était devenu inutilisable, jusqu'à la gare.
J'avais l'intention de mettre la moto
sur le train et nous avec, pour arriver à Istanbul et prendre un bateau pour
Marseille. Nous avions de moins en moins d'argent et nous avons du lutter
littéralement pour nous faire accepter dans ce train, ne voulant pas accepter
les prix exorbitants qui était demandé. La moto ayant été rangé avec les
chèvres, nous avons du nous faire une place avec les pieds et les mains dans un
compartiment bondé.
Je ne me souviens plus de notre arrivée,
ni comment nous nous sommes embarqués sur un bateau. Grec ou Turc ?
Pour survivre et manger, je racontais
des histoires et les passagers nous apportaient de la nourriture. Il y avait
plus de quantités de nourriture que ce que nous pouvions avaler. J'ai pu faire
profiter d'autres passagers qui étaient comme nous, dans un état de dénuement
alimentaire.
J'ai du raconter beaucoup d'histoires,
et je ne me souviens plus dans quelles langues.
Arrivés à Marseille, je suis allé
visiter ma famille pour emprunter de l'argent pour que Serge puisse prendre le
train pour Paris. J'ai attendu que la moto soit réparée pour reprendre la route
quelques jours après.
Je ne pense pas avoir revu Serge, mais
j'ai su que ce voyage lui avait donné l'envie de retrouver ses racines (et de
me fuir, le voyage ayant été très éprouvant pour lui).
Les dernières nouvelles qui datent d’il
y a plus de quarante ans, étaient qu'il faisait partie d'un groupe de Reggae.
Je t'ai envoyé sa photo.
Le récit de ce voyage persan se termine.
J'aurais pu raconter et me souvenir de plus de détails, de sentiments et
d'étonnements.
Les photos de Persépolis ont été faites
par Malie qui est une bonne photographe.
Je voudrais te raconter l'histoire de ma
relation avec Malie.
Chère Sainte AnneAnne Coulomb Dupont de Marseille par Yahoo.
Une bonne nuit de repos et de rêves avec
mon amitié en nuage (cloud).
Ychaï, Casqueta...
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