lundi 4 juillet 2016

15 juillet 2015 Roger 2

Peut-être le récit de la fuite de l'hôpital.

Jérusalem le quatorze juillet deux mil quatorze à onze heures dix.

AnneAnne,
Sainte Anne de Marseille,
Chère Anne Dupont.

Quelle joie devant cette avalanche de courriels et de nouveaux noms, de découvertes.
Marseille, le Mucem, le vieux port avec « Häagen Dazs », sur le même trottoir, plus loin, un restaurant où j'ai dégusté un aïoli avec mon cousin André. Je n'en avais pas mangé depuis cinquante ans.
Mes promenades sur ce même quai jusqu'au musée. 
Toutes les fois que je me trouvais dans cette ville, j'ai pris des photos dont une a reçu un prix et l'honneur d'être publiée dans un journal de Marseille. Mais comme je ne savais pas transformer le « jpeg » en « tiff », ce journal n'a pas publié ma très belle photo.
Beaucoup d'errances, un « mantecao » hors de prix dans un magasin refait à l'ancienne.
L'errance dans ces beaux quartiers près de la basilique en haut de la montagne.
La gare Saint Charles, où j'arrive et d'où je pars, où je prends l'autocar pour Saint Maime, après Manosque, Volx, tourner à gauche sur la petite route, continuer jusqu'à la cité ouvrière, à droite et monter la côte jusqu'au village.
Mes amis les Chemirani habitent une vieille maison juste au-dessous de l'église protégée et classée du douzième siècle. Sur la place, qui sert de parking, il y a la nouvelle église.
La fuite.
Après que l’on m’ait recousu l’arcade et le dessous de mon œil droit, j'ai été conduit dans une chambre dans laquelle Serge me gardait. Nous avions peur. Il entrait et sortait car il devait me surveiller, ainsi que la moto qui était dehors. Nous avons décidé de nous enfuir à la tombée de la nuit de cet hôpital, qui, je ne sais pourquoi, ne nous inspirait pas confiance.
La nuit étant tombé, nos affaires rangées, nous avons poussé la moto, qui était devenu inutilisable, jusqu'à la gare.
J'avais l'intention de mettre la moto sur le train et nous avec, pour arriver à Istanbul et prendre un bateau pour Marseille. Nous avions de moins en moins d'argent et nous avons du lutter littéralement pour nous faire accepter dans ce train, ne voulant pas accepter les prix exorbitants qui était demandé. La moto ayant été rangé avec les chèvres, nous avons du nous faire une place avec les pieds et les mains dans un compartiment bondé.
Je ne me souviens plus de notre arrivée, ni comment nous nous sommes embarqués sur un bateau. Grec ou Turc ?
Pour survivre et manger, je racontais des histoires et les passagers nous apportaient de la nourriture. Il y avait plus de quantités de nourriture que ce que nous pouvions avaler. J'ai pu faire profiter d'autres passagers qui étaient comme nous, dans un état de dénuement alimentaire.
J'ai du raconter beaucoup d'histoires, et je ne me souviens plus dans quelles langues.
Arrivés à Marseille, je suis allé visiter ma famille pour emprunter de l'argent pour que Serge puisse prendre le train pour Paris. J'ai attendu que la moto soit réparée pour reprendre la route quelques jours après.
Je ne pense pas avoir revu Serge, mais j'ai su que ce voyage lui avait donné l'envie de retrouver ses racines (et de me fuir, le voyage ayant été très éprouvant pour lui).
Les dernières nouvelles qui datent d’il y a plus de quarante ans, étaient qu'il faisait partie d'un groupe de Reggae.
Je t'ai envoyé sa photo.
Le récit de ce voyage persan se termine. J'aurais pu raconter et me souvenir de plus de détails, de sentiments et d'étonnements.

Les photos de Persépolis ont été faites par Malie qui est une bonne photographe.

Je voudrais te raconter l'histoire de ma relation avec Malie.

Chère Sainte AnneAnne Coulomb Dupont de Marseille par Yahoo.
Une bonne nuit de repos et de rêves avec mon amitié en nuage (cloud).
Ychaï, Casqueta...

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