Numéro quatorze du
sept septembre deux mil quatorze à dix neuf heures quarante cinq.
Suite du vrac que
j'ai écrit ce matin. Je ne le retrouve plus. Je suis obligé d'essayer de me
rappeler.
Problème avec le « Libre
Office » !
Jérusalem le sept
septembre deux mil quatorze à neuf heures cinquante.
AnneAnne,
Es-tu rentrée dans
ta maison ? Es-tu en forme aujourd'hui ?
Des milliers de
questions mais…
Je suis en colère
contre moi. Je t'ai écrit ce matin, j’ai enregistré pour te l'envoyer plus tard
en ayant eu soin d’ajouter l'écriture du soir. Je ne retrouve plus le texte. Le
« Libre Office » fait ce qu'il veut !
Le docteur D. chez
qui je suis allé ce matin à neuf heures dix a certifié l'ordonnance du docteur
L.
Le double de W.
(trois cents milligrammes) et le même de L. (deux cents milligrammes).
J'écris
directement sur « Google Mail », le « Libre Office »
fonctionne de manière très bizarre. Je sens l’énervement me monter à la tête.
La semaine que
nous avions passée avec Frédérique H. à Guernesey :
Nous sommes
arrivés dans ma « quatre chevaux » dans un petit port où nous devions
prendre le bateau le lendemain matin pour Guernesey. Nous avions une
chambre dans un petit hôtel avec vue sur le port et la mer.
Le séjour commençait
merveilleusement comme un rêve ou comme dans un film.
Je ne me souviens
plus si nous avions laissé la voiture dans le port ou si nous l'avions embarquée
pour rejoindre l'île.
Une arrivée dans
les brumes de l'hiver et une installation dans le seul hôtel qu'il y avait. Le
pays était désert avec seulement quelques habitants et un curé.
L'hôtel était tenu
par deux frères assez jeunes. Nous avions une chambre d'où nous pouvions voir
la mer. L'hôtel était au bord de l'eau. Nous étions les seuls clients. Nous avions
pensé rester une semaine, le bateau ne faisant la navette qu'une fois par
semaine.
L'ennui s'est vite
installé après que nous ayons fait le tour de ce morceau de terre et visité la
petite église.
Les rapports avec
les propriétaires étaient cordiaux, mais pour se désennuyer un peu, Frédérique
s'amusait à me rendre fou de jalousie en sachant que je ne pouvais pas m'enfuir
de cette île. J'ai du supporter avec un grand calme et une grande douleur toute
cette semaine. Nous étions les seuls clients dans cet hôtel.
Les tempêtes et
mes états d'âmes (en ce moment, j'écoutes Alain de Libera qui parle de l'âme,
m'étant aperçu que j'utilisais ce mot sans savoir ce que je disais), m'avaient
rendu muet et sans ressources. La jalousie que je ne pouvais analyser alors,
m'avait paralysé.
Nous sommes
rentrés à Paris, dans un grand silence et un non-dit.
Mon histoire avec
Frédérique, que je te raconterai plus tard en détails, a duré jusqu'à notre
séparation. Ayant du conduire mon père à Nice, nous avons pris la route avec ma
mère, mon père, et Frédérique. Mes parents sont allés habiter à l’hôtel et nous
avons logé chez une amie de Frédérique. Frédérique a décidé après quelques jours
de rentrer à Paris. Je suis resté à Nice pour reconduire ensuite mes parents à
Paris. A mon retour, je me suis aperçu que Frédérique n’était plus la même, et
j’ai compris assez rapidement que pendant ces quelques jours, elle avait
commencé une relation avec Loulou. J’ai quitté l’appartement où nous habitions
rue du Plâtre. Je n’ai plus vu Frédérique ni Loulou pendant longtemps. Grâce à
Dadou, vers deux mil treize, j’ai renoué mes relations avec Frédérique et
Loulou.
Loulou, le cousin
germain de Dadou, était mon grand ami. Après ma séparation, je ne lui ai pas
parlé pendant plus de trente ans.
Alors que nous
marchions dans la rue avec Dadou, il me passa son téléphone. J’eus la surprise
d’entendre Loulou, avec qui je pris rendez-vous. J'ai retrouvé une amitié fraîche
avec Loulou ; nous avions parlé pendant trois heures dans son nouveau studio
au septième étage d’un groupe d’immeubles dans le dix septième.
Loulou et Frédérique
ont eu un enfant, Oscar, qui doit avoir dans les vingt ans. Ils ne vivent plus
ensemble depuis quelques années.
J'ai vécu en état
de choc après cette séparation. Cherchant par tous les moyens à me calmer, je
suis devenu moine zen pour supporter la douleur. La position du Bouddha m'a
beaucoup aidé pour apaiser aussi mes douleurs de dos provoquées par les heures passées
à jouer de la guitare. J’allais deux fois par jour dans le dojo du Maître
Deshimaru, situé dans le quatorzième arrondissement. J’habitais alors au sept, rue
du Pont aux Choux, dans le troisième arrondissement, dans une chambre au
deuxième étage que Lina m’avait aidé à trouver. Lina habitait au vingt deux de
cette même rue. A chacun de mes voyages, je m’assois avec Dadou et Maconna,
vers midi, au café « Saint – Claude » (photos), où ils ont l’habitude
de se rencontrer tous les jours. Le café « Saint – Claude » est situé
au coin de Boulevard Beaumarchais et de la rue du Pont aux Choux.
J'écrirai les
dates quand j'essayerai d'expliquer en détails ces relations.
Portes-toi bien,
récupère le plus vite possible de la fatigue de ton voyage à Toulouse.
J'ai été dans
cette ville que j'ai visitée avec un ami dont je ne me souviens pas le nom.
J'ai été ravi de cet après midi où nous avions traîné jusqu'au soir dans les
rues de cette ville rose.
La fraîcheur vient
à Jérusalem, c'est agréable. Je dois m'occuper maintenant de mon billet
d'avion.
Du vrac, mais
écrit avec une amitié douce et profonde et un énervement contre l'ordinateur.
Ychaï
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