lundi 18 juillet 2016

7 septembre 2014 Roger 1

Numéro quatorze du sept septembre deux mil quatorze à dix neuf heures quarante cinq.

Suite du vrac que j'ai écrit ce matin. Je ne le retrouve plus. Je suis obligé d'essayer de me rappeler.
Problème avec le « Libre Office » !

Jérusalem le sept septembre deux mil quatorze à neuf heures cinquante.

AnneAnne,
Es-tu rentrée dans ta maison ? Es-tu en forme aujourd'hui ? 
Des milliers de questions mais…
Je suis en colère contre moi. Je t'ai écrit ce matin, j’ai enregistré pour te l'envoyer plus tard en ayant eu soin d’ajouter l'écriture du soir. Je ne retrouve plus le texte. Le « Libre Office » fait ce qu'il veut !
Le docteur D. chez qui je suis allé ce matin à neuf heures dix a certifié l'ordonnance du docteur L.
Le double de W. (trois cents milligrammes) et le même de L. (deux cents milligrammes).
J'écris directement sur « Google Mail », le « Libre Office » fonctionne de manière très bizarre. Je sens l’énervement me monter à la tête.
La semaine que nous avions passée avec Frédérique  H. à Guernesey :
Nous sommes arrivés dans ma « quatre chevaux » dans un petit port où nous devions prendre le bateau le lendemain matin pour Guernesey. Nous avions  une chambre dans un petit hôtel avec vue sur le port et la mer. 
Le séjour commençait merveilleusement comme un rêve ou comme dans un film.
Je ne me souviens plus si nous avions laissé la voiture dans le port ou si nous l'avions embarquée pour rejoindre l'île.
Une arrivée dans les brumes de l'hiver et une installation dans le seul hôtel qu'il y avait. Le pays était désert avec seulement quelques habitants et un curé.
L'hôtel était tenu par deux frères assez jeunes. Nous avions une chambre d'où nous pouvions voir la mer. L'hôtel était au bord de l'eau. Nous étions les seuls clients. Nous avions pensé rester une semaine, le bateau ne faisant la navette qu'une fois par semaine.
L'ennui s'est vite installé après que nous ayons fait le tour de ce morceau de terre et visité la petite église.
Les rapports avec les propriétaires étaient cordiaux, mais pour se désennuyer un peu, Frédérique s'amusait à me rendre fou de jalousie en sachant que je ne pouvais pas m'enfuir de cette île. J'ai du supporter avec un grand calme et une grande douleur toute cette semaine. Nous étions les seuls clients dans cet hôtel.
Les tempêtes et mes états d'âmes (en ce moment, j'écoutes Alain de Libera qui parle de l'âme, m'étant aperçu que j'utilisais ce mot sans savoir ce que je disais), m'avaient rendu muet et sans ressources. La jalousie que je ne pouvais analyser alors, m'avait paralysé.
Nous sommes rentrés à Paris, dans un grand silence et un non-dit.
Mon histoire avec Frédérique, que je te raconterai plus tard en détails, a duré jusqu'à notre séparation. Ayant du conduire mon père à Nice, nous avons pris la route avec ma mère, mon père, et Frédérique. Mes parents sont allés habiter à l’hôtel et nous avons logé chez une amie de Frédérique. Frédérique a décidé après quelques jours de rentrer à Paris. Je suis resté à Nice pour reconduire ensuite mes parents à Paris. A mon retour, je me suis aperçu que Frédérique n’était plus la même, et j’ai compris assez rapidement que pendant ces quelques jours, elle avait commencé une relation avec Loulou. J’ai quitté l’appartement où nous habitions rue du Plâtre. Je n’ai plus vu Frédérique ni Loulou pendant longtemps. Grâce à Dadou, vers deux mil treize, j’ai renoué mes relations avec Frédérique et Loulou. 
Loulou, le cousin germain de Dadou, était mon grand ami. Après ma séparation, je ne lui ai pas parlé pendant plus de trente ans.
Alors que nous marchions dans la rue avec Dadou, il me passa son téléphone. J’eus la surprise d’entendre Loulou, avec qui je pris rendez-vous. J'ai retrouvé une amitié fraîche avec Loulou ; nous avions parlé pendant trois heures dans son nouveau studio au septième étage d’un groupe d’immeubles dans le dix septième.
Loulou et Frédérique ont eu un enfant, Oscar, qui doit avoir dans les vingt ans. Ils ne vivent plus ensemble depuis quelques années.
J'ai vécu en état de choc après cette séparation. Cherchant par tous les moyens à me calmer, je suis devenu moine zen pour supporter la douleur. La position du Bouddha m'a beaucoup aidé pour apaiser aussi mes douleurs de dos provoquées par les heures passées à jouer de la guitare. J’allais deux fois par jour dans le dojo du Maître Deshimaru, situé dans le quatorzième arrondissement. J’habitais alors au sept, rue du Pont aux Choux, dans le troisième arrondissement, dans une chambre au deuxième étage que Lina m’avait aidé à trouver. Lina habitait au vingt deux de cette même rue. A chacun de mes voyages, je m’assois avec Dadou et Maconna, vers midi, au café « Saint – Claude » (photos), où ils ont l’habitude de se rencontrer tous les jours. Le café « Saint – Claude » est situé au coin de Boulevard Beaumarchais et de la rue du Pont aux Choux.
J'écrirai les dates quand j'essayerai d'expliquer en détails ces relations.
Portes-toi bien, récupère le plus vite possible de la fatigue de ton voyage à Toulouse.
J'ai été dans cette ville que j'ai visitée avec un ami dont je ne me souviens pas le nom. J'ai été ravi de cet après midi où nous avions traîné jusqu'au soir dans les rues de cette ville rose.
La fraîcheur vient à Jérusalem, c'est agréable. Je dois m'occuper maintenant de mon billet d'avion.
Du vrac, mais écrit avec une amitié douce et profonde et un énervement contre l'ordinateur.

Ychaï


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