lundi 18 juillet 2016

9 septembre 2014 Roger

Numéro quinze du neuf septembre deux mil quatorze.

Vrac et copier -coller

Jérusalem le neuf septembre deux mil quatorze à quinze heures.

- A : J’ai trouvé encore mieux.
Un site en ligne, avec un tas de tutorial.

- R : Merci. Je pense que c'est celui-là que je vais étudier. Merci de tes efforts pour m'aider malgré tes douleurs à l’épaule. J'ai oublié si c'est l’épaule gauche ou la droite.
Je pense que je suis aussi aphasique et dyslexique.
Je ne m'en aperçois que maintenant.
Je ne savais pas que tu avais été infirmière.
Ychaï

AnneAnne,

Après ce long courriel où, malgré ma souffrance empathique pour ton épaule, j'ai apprécié tous tes conseils.
 J’admire ton courage. Je suis ému de ton attention.
Je me permets de faire un « copier coller » pour être certain d'essayer de pouvoir répondre le mieux possible.

- A : Cher Ychaï

Quel plaisir de te lire : ton courriel de vrac en vrille. L'impression, justifiée, d'être un témoin privilégié de ta vie.
Si tu arrivais à faire une frise chronologique (oui, je vais apprendre et je vais le faire, sans promesse extrême) ce serait génial, mais je n'oublierai jamais ce plaisir d'ouvrir ma boîte aux lettres et d'attaquer l'épisode du jour en tapant du pied quand c'est déjà fini.
Bon, passons à des choses TRES sérieuses, je suis infirmière, tu te souviens ? 
Non, tu ne l'as pas écrit, je ne me souviens pas l'avoir vu sur ton « blog ».
Et qui toute sa vie a eu quelques kilos de trop. Perdus, repris, perdus, repris. Autant te dire que j'en connais un bout sur la question. Je te crois, je crois à ta connaissance, « co – naissance ».    
Les frissons comme moyens de maigrir, ha ha ! Si ça marchait ça se saurait ! Excellent moyen pour t'enrhumer, ça c'est sûr !

- R : Ce qui me plaît, c'est le mot « frissons» et d'avoir appris qu'il y a la graisse brune et la graisse blonde et d'imaginer. Je vois le combat des graisses, et la victoire du brun sur le blanc malgré mon amour du blanc.
Frissonner de bonheur sans rhume et ne pas voir les bourrelets qui me font souffrir sous les aisselles et les aines et que je dois soigner par des applications de glace en étant allongé ou en étant assis devant l'ordinateur. Je m'effraie de moi-même en passant devant une glace. Mes deux jours de jeûne consécutifs m'ont fais perdre 3 kilos, bien que ma balance soit fausse. Mais j'ai l'habitude de rectifier mentalement. La balance du docteur D. donne deux kilos de plus. Je suis considéré comme obèse par la sécurité sociale de ce pays.
Donc après ce jeûne, je suis passé de soixante dix kilos sur ma balance à soixante sept.
Je lutte donc aussi avec ma tête et mon corps, car je me suis donné soixante cinq kilos comme but.
Avant de lire ton courriel qui me donne à réfléchir, j'ai acheté des pommes pour faire une cure de pommes au four d’une semaine pour tenir ma forme. A la place de ma descente dépressive, je fais une descente de poids. Cela me rendrait heureux.
Comme je ne veux pas perdre ces pommes, je ferai cette cure, mais en incluant le plaisir de manger du « Chocolate Flavored Carob Spread ». Je suivrai tes conseils. Sans dire « merde ».
Comme précision supplémentaire, les trois cent milligrammes de « Wellbutrin » - Bupropion hydrochloride – de  fabrication allemande m’ont redonné le rire et mes deux cent milligrammes de « Lamotrigine ».
Je me permets d’ajouter à ta connaissance ces détails, ayant appris tes qualités d'infirmière.
La femme de Djamchid Chemirani est aussi infirmière, ainsi que leur fille aînée, Maryam.

- A : Concernant l'amaigrissement, il faut que tu saches que passée la cinquantaine, (oui, j'ai passé la soixantaine depuis longtemps, mon anniversaire était la semaine dernière -Vierge-) il est très difficile, non pas seulement de maigrir, mais également de ne pas prendre de poids. Regarde autour de toi, combien de jeunes hommes que tu as connu filiformes et fringants se sont empâtés et ont vu leur silhouette disparaître, enrobée de graisse blanche et de toutes les couleurs. 

-         R : Oui, tu as raison, mais, en ce moment je ne vois pas de jeunes gens, à part les danseurs et danseuses anthroposophes qui sont comme tu écris : filiformes et fringants.
Je vois André que est devenu maigre comme un vieux poulet à cause de sa maladie.

- A : Il y a une raison très simple. Le métabolisme basal (nombre de calories utilisées pour faire fonctionner le corps) se ralentit avec l'âge. Une même ration alimentaire qui ne faisait pas grossir, deviendra trop riche et entraînera une prise de poids. Il y a aussi des hormones qui sont sécrétées en moins grandes quantités et qui font que les graisses sont moins bien brûlées par l'organisme.

- R : Je me suis toujours brûlé et fait brûlé par la vie et l'amour. J'aime le feu, les flammes, des feux de camps…
En Algérie, nous avions des cheminées de style mil neuf cent vingt. Elles servaient à garder les bouteilles de vin doux que mon oncle Albert Karsenti fabriquait. Nous ne faisions pas de feu dans ces cheminées. Elles se fermaient avec un petit rideau de fer que l'on coulissait. Une cheminée par chambre. Il y avait des cheminées aussi rue de Picpus, à côté de la place de la Nation, où j'ai brûlé en mil neuf cent quatre vingt beaucoup de papiers avec de quitter cet appartement et d’avoir dispersé l’ensemble et les élèves avec qui nous avions formé une petite communauté. Nous avions loué avec mes élèves cet appartement au rez-de-chaussée pour vivre en commune.

- A : Le jeûne.
C'est une hérésie de croire que jeûner fait maigrir ou perdre des graisses. Ce que l'organisme va utiliser en premier, ce sont ses propres protéines. Ce qui va produire des toxines en plus grand nombre que celles que tu es censé éliminer. Tout poids perdu par le jeûne est souvent repris, avec en prime un « bonus ». Parce que quand tu recommences à manger, tu vas assimiler beaucoup plus qu'en temps normal. Tu as déréglé le fonctionnement normal du corps. Le temps qu'il reprenne son rythme, il va fonctionner anarchiquement et dans le mauvais sens pour la balance. DONC A PROSCRIRE ABSOLUMENT SURTOUT A TON AGE, (oui, mon âge, mais connais-tu mon âge ou as-tu deviné?) avec des problèmes cardiaques. Pour que ton cœur fonctionne bien, il faut que tu aies un apport constant de ce qui permet à l'influx électrique de le stimuler. J'ai subi une opération à cœur ouvert en mil neuf cent quatre vingt dix neuf avec trois pontages, une opération de sept heures et demie. Cela m'a permis entre autres d’arrêter de fumer comme une névrosée et de repartir dans ma vie. Apport constant, c'est-à-dire essentiellement du potassium que le corps va trouver dans l'alimentation régulière de la journée. J'essaye de manger une banane par jour écrasée comme l'on fait pour les bébés. Quand tu jeûnes, il n'y a plus rien qui arrive, le corps en récupère en dégradant des cellules.
Le seul jeune que tu peux pratiquer, et pas de façon régulière, disons un jour ou deux par mois, est celui-ci. D'abord il faut rester allongé pour éviter la fatigue et que le corps puise trop dans ses réserves. Ensuite il faut boire, au moins 1 litre et demi, et manger uniquement du raisin. 
Cette semaine je m'allonge souvent en écoutant De Libera. Je vais manger des pommes au four à satiété au lieu de raisin organique que est cher encore pour la saison. En général je bois cette quantité que tu as indiquée. Nous sommes dans un pays chaud. Tu ne perdras pas un gramme, mais tu nettoieras ton corps.
Toute personne qui préconise le jeûne comme moyen de maigrir est un charlatan qui se fait des « couilles en or » avec la crédulité et l'espoir de ceux qui voudraient retrouver une silhouette qu'ils ont perdue, parce que c'est la vie, tout simplement !
Oui, une belle métaphore avec l'or, mais je ne suis pas nostalgique de mon corps jeune, ni de ma silhouette, j'apprends seulement maintenant à m'aimer. Il serait temps, vu mon âge. Je n'ai pas grandi intérieurement. Je me sens comme ce petit garçon que je n'ai pas pu tuer et qui m'a conservée, c'est à dire éviter le suicide que la bipolarité très souvent provoque. A développer.

- Le seul moyen de perdre du poids est de changer ses habitudes alimentaires.
Chère amie,
Je ne fais que changer et changer aussi mes habitudes alimentaires physiques et mentales. C'est ainsi que toute ma vie change et a changé car je n'ai pu m'installer nulle part. A développer aussi.
ATTENTION
Ne pas faire un régime qui va trop bousculer tes habitudes en une seule fois. Sinon tu vas vite craquer. Préserver la notion de plaisir. S'autoriser, en bonne compagnie, un écart de temps en temps, mais en passant vraiment un bon moment. Éviter les écarts solitaires ! Culpabilisants.
J'ai du mal à trouver ici de la bonne compagnie. Je travaille souvent à ne pas me culpabiliser. J'ai eu des périodes où je me suis imposée un régime sévère qui a fait tomber mon cholestérol à zéro.
J'ai un peu, beaucoup lâché la bride. J’ai eu des périodes de folie avec les croissants de France en France.
Supprimer les sucres rapides, c'est à dire ce qui a le goût sucré, (à l'exception de fruits frais), éviter l'aspartame ou tout édulcorant même soi-disant naturel, l'alcool.
Manger des sucres lents (pain, pâtes, riz et toutes céréales) qui calent et vont s'assimiler lentement au lieu de brûler tout de suite comme le sucre.
Ne pas supprimer toutes les graisses, mais privilégier les bonnes. Plus de charcuterie. Beurre en quantité microscopique, huile d'olive 1ère pression à froid à utiliser sans la faire cuire.

Faire cuire à la vapeur, rajouter un filet d'huile d'olive.
Avoir une poêle « Tefal » pour cuire sans graisse.
Ne pas faire de régime végétalien, trop de carences.
Dans le végétarien, savoir que tu as ta dose de protéines avec deux cuillères à soupe de lentilles CUITES + six cuillères à soupe de quinoa CUIT.
On peut supprimer les laitages sans risques si on fait du végétarien bien équilibré, avec du poisson, un peu de viande maigre, des algues et surtout associer céréales et légumineuses. Avec des variantes, c'est la base de la nourriture de tous les pays pauvres.

- R : Je ne mange plus de sucre depuis dix ans. Pas de pain ou de farine, pas d'alcool, plus de laitages si ce n'est de chèvres. Aucune vache ne m'approche de moi sauf de temps en temps quand je suis chez mon cousin Claude avec un peu d'anisette « Phoenix ». Pas de gâteaux, sauf quand je déprime et chez mon cousin Claude avec le café et aussi parce qu'il me déprime. J'ai commencé à manger des algues, et aussi du Quinoa blanc ou noir. Je te donnerai mes recettes. Je fais beaucoup de lentilles : lentilles oranges que je fais germer avec des petits haricots, des petites noirs excellentes, des vertes avec beaucoup de Curcuma et en improvisant sur la recette marocaine que m'a communiqué mon élève marocain par sa mère et polonais par son père. J'en fais toujours trop et je congèle les soupes excellentes que j'improvise.
Des haricots rouges trempés pendant toute une nuit. Je les fais cuire dans de l'eau le matin, je les mange à midi sans assaisonnement, en pensant au film de Charlie Chaplin.
Je me sers du bicarbonate de soude pour me laver les dents à la place de dentifrice, une fois par semaine.
J’alterne ce lavage et brossage de dents avec de l'huile de l'arbre à thé.
Tous les produits que j'utilise maintenant sont tous organiques, y compris l'huile d'olive. La coopérative des danseurs me fait profiter de leurs prix, je leur commande tous les trois mois les produits de base. Ils ont sauvé ma vie financière.
Je ne mange plus de viande. A mon dernier voyage en France, poussé par un souvenir, j’ai mangé une entrecôte à la brasserie Sarah Bernard, au Châtelet. J'ai regretté d'avoir mangé cette entrecôte avec des frites. A mes autres derniers voyages, j’invitais Itamar, la fille de Yossi Urshalmi, à déjeuner dans ce café.
Je mange des légumes orthodoxes végétariens, du choux vert et rouge avec une goutte d'huile d'olive, une carotte organique avec la peau, la peau aussi organique lavée et essuyée, des courgettes légèrement cuites au four ou bouillies très légèrement, de petits concombres,des oignons crus… Beaucoup de légumes crus. Le matin une olive noire qui vient du kibboutz « Neot Semadar » situé dans le désert à côté d'Eilat. Il a été fondé il y a vingt ans par des élèves de Gurdgief et de Krishnamurti. J'y ai été invité il y a trois mois. Après avoir fait un scandale, m’étant révolté contre une de leurs lois ; celle de ne pas parler au réfectoire. Notre groupe de Jérusalem avec qui j’étais parti, s’était réuni pour une discussion le soir avec deux responsables de notre séjour. J'ai essayé d'expliquer et d’argumenter calmement avec l’un des dirigeants. Parler dans les repas, cela nous sauve d'être des ruminants. La parole était le plus beau cadeau et la noblesse de l'être humain. La deuxième naissance et la deuxième séparation provoquées par la mère. Ces deux actes de séparation pour nous aider à devenir nous – mêmes. Nous détacher du sein maternel en remplaçant le contact charnel par le souffle de la parole. Le miracle du lait maternel est qu’il est toujours frais, fabriqué seulement pour le bébé. Ce n’est pas du lait fabriqué industriellement, il est donné, créé uniquement grâce à la relation du bébé avec sa maman.
Cette parole adressée au bébé, lui permet de supporter la séparation et l’éloignement avec le corps de sa mère et le sein nourricier. Elle permet de remplacer cette nourriture (le lait du sein) par la parole et de rompre ce lien et cet attachement. Pour moi, c’est une seconde naissance.
Le dirigeant, après mes efforts d'explication, qui étaient calmes de mon point de vue, m'a donné raison. Quand je lui ai annoncé mon départ le lendemain matin, j’ai senti qu’il a été soulagé.
Ce kibboutz, « Neot Semadar », est un paradis au milieu du désert. Il produit les meilleurs produits du pays, vendus très cher. Histoire aussi à poursuivre.
Je te raconterai l'origine de cette invitation.
Il y a quelques mois, Carine m’a proposé de participer à des réunions dirigées par Meïr. Meïr était envoyé par le kibboutz pour parler de la vie et de l’idéologie de ce kibboutz. Marion, l’amie de Carine, que je connais depuis plus de vingt cinq ans, avait visité ce kibboutz, était revenue enchantée, avait mis sa maison à la disposition de Meïr pour nos réunions.
(Développer cette histoire ultérieurement).
Je reprends le fil de mes régimes alimentaires.
Je mangeais encore, il y a deux ans, quelques poissons congelés, en les cuisant dans un peu d'eau avec du curcuma. Je ne mange plus de poisson frais, si ce n'est une boite de sardines ou de maquereaux de temps en temps. J’ai lu que les seuls poissons que les hommes n'ont pas encore empoisonnés sont les petits poissons qui se reproduisent en énorme quantité.
Mes menus sont simples. Je crois aussi, cette croyance est peut – être une illusion, qu’ils sont assez équilibrés. Depuis trois ans, la venue dans mon studio de « Orpheus », le nom de l'école de danse qui partage le studio, rue Haoman, dix huit, m’a permis de profiter de la coopérative.
Pour cuire les lentilles, je me sers d'un petit verre (avec lequel je prends mon café) pour les mesures.
Avec l'olive, le matin, je mange cinq noisettes, six amandes et une grosse noix (Macadamia) d'un pays dont j'ai oublié le nom, deux noix de Grenoble et une noix qui ressemble à celle de Grenoble pais plus brune, de je ne sais pas où.
Une ou deux fois par semaine, je prends un bol de flocons d’avoine, j'ajoute des raisins secs, avec d'autres fruits secs, du jus concentré de vraie grenade, une tranche d'ananas sec (pour les fibres). Je fais tremper toute la nuit dans du lait d'amande douce ou d'autres types de lait (lait de soja…).
Je bois pour commencer la journée, un jus de citron le matin à jeun avec une moitié d'eau chaude et une moitié d'eau froide, quelques gouttes d'huile d'olive et deux grains de poivre noir.
J'ai recommencé à boire du café dernièrement, j’aime beaucoup le café depuis l’enfance. Cet amour, devenu un peu obsessionnel, me fait boire trois ou quatre, et même plus, petits verres par jour.
Je ne veux pas t’épuiser avec mes menus, mais je continue.
Écris-moi quelques mots pour que je sache l'état de ton épaule.
- Le cholestérol :
Il y a des médicaments, là aussi l'alimentation va faire la différence. Les œufs sont à proscrire, le jaune est du cholestérol à l'état pur.
J'ai recommencé à manger les œufs, ayant lu dans les newsletters sur la santé que je reçois, des avis contradictoires.
J'aime les œufs, le jaune et le blanc, au plat. Tali m’avait conseillé d’écrire et d’illustrer une histoire à partir de mes pensées sur l’œuf. J’ai donc peint et écrit « le Livre des Bébés Jusqu'à Cent Vingt Ans ».
Il y a le bon et le mauvais cholestérol dans les aliments. Je n'y comprends rien, mais ton médecin saura t'expliquer cela de long en large.
Mon médecin, le docteur D. m'aime beaucoup. Il a joué de la guitare dans son enfance, à l’air de prendre à cœur ma vie et ma santé. Il m’engueule fortement quand mon mauvais cholestérol monte. Il me donne des médicaments, je ne les prends pas, et je ne le lui dis pas.
Je prends des compléments alimentaires du Laboratoire Lescuyer de France.
Je te ferai une liste des médicaments plus tard. Je sens que je commence à aimer faire des listes et des fils.
Liste des médicaments. Liste des instruments que j'ai appris. Liste des amis que je n'ai pas ou plus revu. Etc.
TU VOIS, PAS DE MIRACLES : ne pas les voir mais croire, comme dans le fait de pouvoir se lever le matin. Ne  pas trouver le fait de se réveiller normal, car il y a aussi beaucoup de chances de ne pas pouvoir se réveiller.
Il est écrit que quand la Mort vient nous prendre dans le sommeil : c’est le « Baiser de D.ieu ». Je n’ai pas les références exactes. Je sais qu’il y a une catégorisation des formes de mourir. Je devrais demander à mon ami, le Rav Guggenheim, les références sur la liste des façons de mourir.
En réponse à ta thèse sur les frissons :   
- Laisse tomber les frissons (tu m'as bien fait rigoler avec celle-là). Les frissons c'est comme l'écume, c'est doux.
- Le jeûne sauf comme je te l'ai décrit : je voudrais être comme Milarepa, dans sa montagne, il ne mangeait que de l'herbe, est devenu vert. C'était un grand saint hindou. J'ai installé de la fausse herbe sur le balcon, de l'herbe synthétique pour avoir des couleurs, non pas pour faire comme Milarepa, manger l’herbe, mais pour avoir la couleur verte. Des petites astuces pour lutter contre la dépression.
Il y a des trucs qui sont sans impact quand on a vingt ans et que le corps supporte toutes nos conneries. A nos ages PRUDENCE
Je peux t'aider en te disant ce qui est bon et pas bon. 
Merci et j'essayerai de suivre tes conseils car je te lis et je t'écoutes dans le sens d'entendre, de comprendre, prendre avec.
Contre l'indigestion de conseils, sortir sur le balcon, prendre une grande respiration et crier AnneAnne tu m'emmerdes ! Je peux pas crier je t'emmerde, mais je peux sortir sur le balcon et respirer
Je tendrai l'oreille, sois en sûr ! Tu peux tendre l'oreille pour m'entendre chanter car je suis des cours sur internet.
J'ai l'impression d'avoir écrit un courriel déchaîné depuis la prise de W. (l'augmentation de Well). Je pourrais continuer car je n'ai pas écrit le centième de ce que je voulais te raconter.
AnneAnne,
Merci pour tes conseils et l'attention que tu me portes. L'attente, cette qualité avec la patience. Pas de soi-même sans un autre.
Sans utopie et sans miracle ou même avec, mais surtout avec mes plus grands souhaits et mon amitié, porte-toi bien et que ton épaule se guérisse pour que tu écrives et que tu racontes les histoires.

Ychaï


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