lundi 4 juillet 2016

21 juillet 2014 Roger 1

Le vingt et un juillet deux mil quatorze à une heure dix.

AnneAnne,

Je voulais te demander des nouvelles de Salomé, et aussi de tes nouvelles.
Le nom de ta petite fille se rappelle à moi souvent avec des associations sur des personnes qui ont porté ce nom.
Comme tu sais, la situation laisse sans voix et dans une grande douleur.
Je travaille beaucoup pour y échapper et ne pas sombrer.
Je suis rentré du studio très fatigué. Je me suis couché vers dix huit heures. Je me suis réveillé vers 21h pour t'écrire. Pour essayer de mettre mes idées en ordre, j'ai écouté François Jullien et un philosophe que je redécouvre, René Girard. Après deux heures d'écoute, j'avais repris assez de forces pour écrire.
Que s'est-il passé avec cet échiquier?
J'écoute plus souvent les informations françaises que celles d'ici.
Ady est venu m'aider aujourd'hui, son visage étant complètement bouleversé, je lui ai demandé les raisons. Elle m'a répondu la situation…
Ady se trouve dans les photos de la manifestation que je t'ai envoyées, à côté des pancartes et avec un gilet jaune. C'est une jeune femme, engagée activement dans ce mouvement pour le dialogue où milite aussi mon neveu Netanaël.
J'ai laissé en suspends le travail avec les agendas, préoccupé de formuler le texte sur cette nouvelle fresque, un papier où j'explique mon projet pour que le vidéaste puisse l'envoyer à son imprésario.
Il viendra aujourd'hui pour faire d'autres prises de vue du commencement de la fresque.
Il repart à la fin du mois à Amsterdam et me fera parvenir le premier montage de cette vidéo qui durera une vingtaine de minutes. Il a filmé plus d'une trentaine d'heures et je ne sais ce qu'il pourra faire de tout ce matériel.
Je n'ai pas de goût cette nuit pour continuer mes histoires.
Chère Anne,
Porte toi bien, c'est mon souhait.
Je te souhaite une bonne santé avec tout mon coeur amical.
Ychaï


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