Le vingt et un juillet deux mil quatorze
à une heure dix.
AnneAnne,
Je voulais te demander des nouvelles de
Salomé, et aussi de tes nouvelles.
Le nom de ta petite fille se rappelle à
moi souvent avec des associations sur des personnes qui ont porté ce nom.
Comme tu sais, la situation laisse sans
voix et dans une grande douleur.
Je travaille beaucoup pour y échapper et
ne pas sombrer.
Je suis rentré du studio très fatigué.
Je me suis couché vers dix huit heures. Je me suis réveillé vers 21h pour
t'écrire. Pour essayer de mettre mes idées en ordre, j'ai écouté François
Jullien et un philosophe que je redécouvre, René Girard. Après deux heures
d'écoute, j'avais repris assez de forces pour écrire.
Que s'est-il passé avec cet échiquier?
J'écoute plus souvent les informations
françaises que celles d'ici.
Ady est venu m'aider aujourd'hui, son
visage étant complètement bouleversé, je lui ai demandé les raisons. Elle m'a
répondu la situation…
Ady se trouve dans les photos de la
manifestation que je t'ai envoyées, à côté des pancartes et avec un gilet
jaune. C'est une jeune femme, engagée activement dans ce mouvement pour le
dialogue où milite aussi mon neveu Netanaël.
J'ai laissé en suspends le travail avec
les agendas, préoccupé de formuler le texte sur cette nouvelle fresque, un
papier où j'explique mon projet pour que le vidéaste puisse l'envoyer à son
imprésario.
Il viendra aujourd'hui pour faire
d'autres prises de vue du commencement de la fresque.
Il repart à la fin du mois à Amsterdam
et me fera parvenir le premier montage de cette vidéo qui durera une vingtaine
de minutes. Il a filmé plus d'une trentaine d'heures et je ne sais ce qu'il
pourra faire de tout ce matériel.
Je n'ai pas de goût cette nuit pour
continuer mes histoires.
Chère Anne,
Porte toi bien, c'est mon souhait.
Je te souhaite une bonne santé avec tout
mon coeur amical.
Ychaï
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