Le silence
L'écriture du silence, le silence de
l'écriture.
Jérusalem le lundi dix huit août deux
mil quatorze à vingt trois heures vingt.
AnneAnne,
Penser à tes occupations avec Salomé qui
ne te laissent pas le temps. Surtout espérer que tout va bien !
Inquiet parce que tout résonne.
Être dans l'attente comme le petit
renard du « Petit Prince ».
J'avais rendez-vous avec Guy, une
connaissance qui date de cinquante huit ans. Nous avons, depuis deux semaines,
repris des relations, qui s’avèrent renouvelées et rafraîchies. Je sors heureux
de ces dernières entrevues où nous échangions nos histoires. Ce soir, je lui ai
demandé de raconter la rencontre avec sa femme, qui était ma voisine du
deuxième étage de la rue Pélissier. Nous avons parlé de dix neuf heures jusqu'à
vingt deux heures trente, devant une pizza qu'il m'avait invité à partager.
J'ai calculé que c'était la plus ancienne connaissance. André Hajdu mil neuf
cent cinquante six. Mais Guy mil neuf cent cinquante. C'est une longue histoire
à raconter. Les liens se tissent.
J'ai, par hasard, étant assis avec
Sharona qui revenait du Canada, dans ce café « l'endroit d’Isaac »,
donné un coup de coude à une personne assise à la table à côté. J’ai demandé
pardon en français. Entendant le français, Guy s'est retourné et c'est ainsi
que nous avons repris des contacts après plusieurs années.
Guy est une des raisons de mon arrivée
dans le pays.
A plus tard.
Je pense à toi. Je me questionne. J’espère
surtout.
À bientôt avec amitié. Celle qui est
transparente comme un voile qui flotte lentement devant une fenêtre ouverte.
Ychaï
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