Numéro onze du
deux septembre deux mil quatorze. Jérusalem à onze heures.
Nouvelle vague
de vrac.
AnneAnne,
Un silence d'un
jour un peu plus.
Encore, un
report d'écriture du projet et de son historique.
S'enfuir, par le
non faire et par le rêve, de la difficulté de plonger dans la page pour
canaliser les pensées.
J'ai accumulé
pendant des années des esquisses faites sur n'importe quel support.
Petits tableaux
de différents formats peints avec de la gouache, de la peinture à l'huile ou de
médias divers, qui, au moment où je les peignais, avaient une destination.
La volonté de
les classer selon les formats et en faire des livres.
J'avais nommé une de ces séries
« le Livre de ma Mère », que je prends en vrac pour le nouveau
projet. Une autre série « le Livre de l’Eurythmie », terminé, dont
j'ai peint les différentes couvertures, sera aussi pris pour le
projet.
Un livre qui
était inspiré par mon médecin Tali :
« Le livre
de bébé jusqu'à cent vingt ans » qui ne sera pas repris, mais qui existe
et que je cherche à éditer.
Mes assistantes,
Avigaël et Maya, en classant tous ces petits travaux et en les comptant, sont
arrivées au nombre de sept cent.
J'avais la
mauvaise habitude de les mettre dans mes casiers et les oublier.
J'ai eu une
période dépressive provoquée par la question de la survie de mes œuvres. Cela a
provoqué une période de crise durant laquelle je n'ai pas pu peindre. J’ai
repris mon activité en comprenant que pour moi, cette question était néfaste.
Une autre
question que je me posais, était la préservation de ces esquisses pour éviter
leur dispersion.
Peu à peu se
forgea l'idée de réunir toutes ces esquisses dans un projet immense et que
peut-être que je ne pourrai achever
Le titre me vint
quand je constatai que presque toutes ces esquisses étaient des
« figures ».
C'est ainsi que
j'appellerai cette œuvre : « Ma Mère, Visages et Mouvements, Labyrinthe de
ma Vie Intérieure ».
L'idée du
labyrinthe est venue pour casser la relation habituelle de la façon de regarder
les tableaux, ce face-à-face entre l’observateur et le mur sur lequel sont
accrochées les toiles. Marcher dans un labyrinthe est la recherche d'une sortie
passible en se perdant et en étant étonné des impasses de ce parcours.
Une référence à
la caverne et au ventre maternel dans lequel nous avons vécu et qui a créé nos
attaches.
J’eus l'idée, pour
éviter la dispersion de toutes ces esquilles, qu'il fallait les intégrer sur
des tentures qui formeront les murs et des couloirs du labyrinthe.
Je créerais
ainsi une entité indissociable et je résoudrais le problème de mon angoisse de
dispersion et de séparation.
Il faut que je
suive les fils de mes explications:
Fil historique
concret : les tableaux.
Fil
analytique : relation entre cette histoire de création et les mouvements
intérieurs qui ont influencé ces esquisses, tournant autour du même sujet en
variations. La femme, la mère, le couple. La figure seule, le couple, le couple
avec enfants (le un, le deux, le trois).
Je continue plus
tard.
AnneAnne ,
Une autre
vague. Mes amies.
Michèle B.: Oran 1950.
Grete, Sarrebruck: Strasbourg
1956.
Geneviève: Paris
1957.
Colette B.:
Paris boulevard Saint Germain 1960-61.
Gyonver: Budapest
1967-68.
Lilyane de
Moor: Budapest et Aalst, Belgique, 1968.
Shiraz: été
1968.
Mali, Shiraz:
Paris, Jérusalem, été 1968.
Dominique J.:
Paris 3ème, rue des Filles du Calvaire, 1969.
Muriel: Paris
1970-71, rue des Blancs Manteaux.
Messodie Z.:
Paris 6ème.
Lenke S.:
Paris, rue Poissonnière.
Loulou: Paris
19ème la Villette.
Frédérique H.:
, Paris, Saint Germain en Laye, Paris, rue des Blancs Manteaux, Maisons Laffitte,
Paris 3ème rue du Plâtre, 1973.
Ingrid F.:
Paris, Bretagne, 1978-79.
Bénédicte B.:
Paris, Rue de Picpus, 1979-80.
Margot: Israël, Jérusalem, Kyriat Yovel, 1981-82.
Carine B.,
Israël, Jérusalem 1983 (?) plus tard
Yougman Alba (Aube
)., Is. Jérusalem, rue Samson, Baaka. 1988-89? 2000-01 (?)
Catherine Odélia Is. Jérusalem, 68 rue des Prophètes
1990
Olfa S.:
Grenoble
Edis:Chypre
Thu: Viet-Nam, Saïgon.
Je vérifie, je contrôle
les dates et je te raconterai, je referai la liste.
A tout à l'heure
avec toutes mes amitiés.
Ychaï.
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