lundi 29 août 2016

31 octobre 2014 Roger

AnneAnne,

Paris est Gris.
J'ai rencontré Daniel Nahmias, hier après-midi, qui m'a accompagné au cimetière Père Lachaise.
Nous avons pris un café et sommes restés un petit moment à essayer de nous parler.
Je suis passé au Louvre, qui est devenu un enfer touristique avec des attentes de trois kilomètres.
J'ai une carte d'artiste me permettant de ne pas attendre et de ne pas payer.
Une personne sur cent regarde vraiment les tableaux et les sculptures. Les autres sont occupés à se faire photographier devant les œuvres.
Depuis deux ans, j'avais pris la décision de ne rester que deux heures à chaque visite.
J'avais choisi deux sculptures de Michel Ange où il faut se battre pour les voir.
J'ai ensuite flâné en pensant à ton babysitting.
Ensuite, le dentiste, mari de la fille de mon frère Henri, à seize heures trente. Rendez-vous jeudi pour une finition dentaire.
Traînage avec une grande fatigue pour être à dix huit heures, rue Rochechouart ou habite ma tante Nelly.
Je profite de l’apparition de ce nom pour éclaircir le tableau familial.
J’ai voyagé pour assister au mariage de la fille aînée de mon cousin, non germain, Louis, fils cadet de Nelly. Louis est un de mes seuls cousins avec qui il y a possibilité de parole. Il est altiste, ayant créé un quatuor à cordes, a abandonné la carrière pour pouvoir entretenir sa famille, qui se compose d’une femme et de quatre enfants.
Nelly est la cousine de ma mère. La mère de Nelly était la sœur de ma grand mère Rosine.
T'ennuierai-je avec ces essais d'explications et de clarifications ?
J'ai déjà mal au dos, les lits chez Nelly sont défoncés par leur ancienneté.
Son appartement où elle vit seule est assez grand, vétuste et meublé de très beaux meubles que les parents de Nelly ont pu rapatrier d'Oran.
« Rapatriés » est une expression qui était employée pour les gens qui ont été obligés de quitter l’Algérie.
Ses meubles, très beaux ont été fabriqués par un ébéniste républicain espagnol réfugié ayant été obligé de fuir la dictature franquiste. Le même ébéniste a aussi fabriqué les meubles de ma mère. Nelly habita avec son mari, ses deux enfants et ses parents dans cet appartement. Le nom de famille de son père était Akriche. Je ne sais pas ce que ce nom signifie.
Je n'ai pas encore trouvé d'ordinateur pour transférer les photos de la calanque.
Peut-être, aurai-je le temps de revoir et de transférer ces nouvelles photos dés mon retour à Marseille.
Je ne peux pas faire un tableau avec tous les noms de famille sur la tablette.
Je souhaiterais terminer, en rentrant en Israël, les tableaux des fils chronologiques, que j’ai continués sur papier et les transcrire sur ordinateur.
L'écriture sur tablette dégrade l'orthographe et le style.
Nelly vient du côté maternel de ma famille.

AnneAnne,

Une heure au même café Mac Do en bas de la rue Rochechouart.
Je n'ai pas encore décidé où je vais aller.
J'ai rendez-vous avec Frédé à quatorze heures trente dans un café – restaurant, Place des Vosges dans le Marais, à Paris.
Frédé était ma compagne pendant trois ans, si je me souviens bien.
Nous avons habité rue des Blanc – Manteaux et ensuite rue du Plâtre.
Le blanc encore.
Passe une bonne journée que j'accompagne de mon amitié et de mes pensées affectueuses.

Roger.

En écrivant ainsi, je me laisse aller au fil de mon errance, à raconter à partir de ce présent, ma vie familiale et ma vie à Paris.


Ychaï

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire