AnneAnne,
Le « Encore », c'est pour le « Ici », le « Moi », c'est pour le « Maintenant ».
Dans ma course errante, je me retrouve le matin au Mac Do pour bénéficier de la connexion Internet. Cet endroit inhospitalier mais qui me permet de recevoir et d’envoyer mes courriels. Ceux – ci sont particulièrement inexistants.
J'espère que tu es bien rentrée chez toi, en espérant que ton voyage et ton séjour à la campagne se sont bien passés et qu’il t'a permis de ressourcer tes forces.
Hier, j'ai réussi à visiter une exposition sur la peinture et la sculpture indienne. Très belle exposition. J’y ai passé deux heures. Il faisait une journée magnifique, chaude, qui m'a permis de transformer mon errance en ballade sur les Grands Boulevards.
Le manque de forces m'a conduit à me reposer dans un cinéma qui faisait heureusement passer le dernier film de Woody Allen. Je ne me suis pas ennuyé en regardant le film mais je suis sorti avec une petite déception.
Je m’aperçois que de plus en plus, l'écoute devient importante, je lis moins de romans, ayant soif de conférences.
La foule dans les musées et son comportement m'enlève l'envie d’y passer du temps. Je suis à la recherche de musées que les hordes de touristes n'ont pas l'idée d'envahir.
Je sens que mon séjour chez ma tante devient lourd, je devrais passer quelques jours chez son fils, mon cousin Louis. Avant jeudi, la date du mariage, je chercherai pour deux nuits un autre hébergement. La vieillesse de ma tante, ses pertes de mémoire et ses manies rendent plus difficile la communication.
Je repartirai à Marseille vendredi et prendrai mon avion le dimanche soir.
Ce voyage a renforcé le sentiment de mon éloignement, de la distance qui s'est créée avec ma famille. Je manque d'enthousiasme, la solitude de mon errance, malgré mon envie de faire partager ma connaissance de Paris avec une compagne.
Quelques rencontres avec d'anciens amis, me permettent de récolter des informations pour m'aider à compléter le puzzle de la chronologie.
J'ai rendez-vous avec la famille Masson que je connais depuis plus de vingt ans. Ils m'ont fait parrain de leur fille unique. Adèle, est âgée de quinze ans.
J'ai connu Pierre dans une petite poste de la Porte d'Italie.
Je venais pour y déposer un dossier, une demande d'aide d'avance sur recettes pour un film à partir du grand collage « A Deux Mains – A Demain ».
Pierre était devant moi. J'ai
vu dans sa main un dossier concernant la même demande. Je lui ai adressé la
parole et nous avons été boire un café chez lui. C'est ainsi que nous avons
fait connaissance. Je te raconterai la suite de cette rencontre.
Je t'envoie mes amitiés
ensoleillées, affectueuses et attentives à tes nouvelles.
Ychaï
Je ne relis, ni ne corrige.
R. Benichou Ychaï
R. Benichou Ychaï
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