lundi 29 août 2016

3 novembre 2014 Roger

AnneAnne,

Il semblerait qu'une connexion Internet se fait, depuis l'appartement de ma tante, mais je n'ai pas vérifié si je pouvais recevoir des courriels.
Il reste une nuit à passer chez ma tante, qui doit héberger son fils aîné, Michel. Michel et sa famille habitent en Israël. Il est pédiatre.
Peu à peu, mes explications peuvent aider à rendre plus clairs les liens de famille, qui même pour moi restent obscures. Obscures par un manque d'intérêt datant de mon enfance. Mes sentiments et mes intuitions négatives n'ont pas beaucoup changé depuis ce temps. Les générations nées avant mil neuf cents ont disparu. La révolte contre leur manière de penser n'a pas disparu.
Malgré le temps passé, il reste une révolte non résorbée.
Cette révolte, qui est toujours là, est le signe de la force de cet enfant que j’étais, cet enfant qui a résisté a voulu vivre malgré tout.
Ce passage à Paris m'a troublé. N'ayant pas toujours les moyens de payer mon indépendance. J’ai cru encore pouvoir assumer les rencontres et les dépendances hospitalières familiales.
J’avais promis d'assister au mariage de la fille aînée de mon cousin Louis, mon cousin préféré. Ma première envie eût été de ne pas voyager.
Mon cousin Louis, à son adolescence, se posait des problèmes à propos du choix qu’il devait faire : être musicien. Je pense avoir un peu influencé sa décision en lui donnant à l’époque des forces pour affirmer son désir de faire une carrière de musicien contre la volonté de sa famille.
J'ai rendez-vous à midi avec lui, au Conservatoire de Paris, où il doit me jouer les œuvres de son prochain concert.
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