lundi 1 août 2016

25 septembre 2014 Roger 1

Une réponse de silence.
Numéro vingt quatre du vingt cinq septembre deux mil quatorze.

Jérusalem, le jeudi vingt cinq septembre deux mil quatorze, à dix heures trente.

AnneAnne,

Je te lis. Je pense à toi, en silence. Je pense à tes problèmes. Le silence rempli, meilleur moyen de ne pas dire ou écrire des choses vides.
Je complète la liste des instruments :
-Violon… Oubli du nom, la mort a motivé mon changement d'instrument.
-Guitare…J’ai oublié ou je n’ai jamais su.
-Piano et solfège : Monsieur Pomey, conservatoire et privé.

Il était mon instituteur dans une classe élémentaire. Je l'ai retrouvé au Conservatoire d'Oran en 1958. Nous avons tissé des relations amicales. J'allais chez lui pour l'entendre jouer du Mozart. Nous allions à la plage des Andalouses, où nous parlions de littérature et nous lisions de Gide.
J'ai acheté ensuite toute la collection reliée des œuvres de Gide que je possède encore. Cela me permet, chaque fois que je passe devant ma bibliothèque, de penser à Monsieur Pomey et à mon neveu Netanel. Gide a écrit un livre qui s’appelle Netanel.
J'avais trouvé un élève de guitare, faisant son service militaire sur un bateau basé dans le port D'Ain El Turc. Je l'avais présenté à Monsieur Pomey qui l'hébergeait quand il pouvait sortir de son bateau. Monsieur Pomey était divorcé. Chose rare à l'époque, il correspondait avec son fils qui habitait en France, en lui envoyant des bandes magnétiques où il enregistrait sa voix. Il habitait la rue qui descendant vers le Lycée Lamoricière. Une rue que j'aimais quand elle commençait et passait devant l'appartement de Monsieur Pomey, mais que je détestais au fur et à mesure qu’elle se rapprochait du lycée.
Je n'ai plus eu de nouvelles. Comme il était de gauche, il a voulu rester en Algérie. Je ne sais pas s'il était né en Algérie.
-Guitare à Strasbourg, école de Fernandez Lavie.
-Guitare à Paris, école Paul Beucher.
Voila que je me souviens de nom du professeur, Roche. Je ne suis pas sûr, je confonds peut-être avec l'église Saint- Roche, où nous chantions avec la chorale du Carpentier et de la messe.
-Guitare avec Ida Presti et Alexandre Lagoya, dans un bâtiment très beau et ancien, un ancien couvent, Couvent des Ursulines.
-Solfège et histoire de la musique avec « je ne me souviens pas », mais que j'aimais beaucoup, et qui donnait des devoirs intéressants à faire, comme par exemple, inventer le programme musical d'un festival.

-Cor d'harmonie au Conservatoire National avec Monsieur Devemy.
-Cours de chant avec un ténor, « je ne me souviens pas », rue de Madrid.
-Pipa avec Cheng Shiu-Cheng dans les locaux de l'école de musique orientale dirigée par Monsieur Tran Van Khé.
-Dan Tran avec le professeur Tran Van Khé. Je ne sais pas pourquoi le nom de l’instrument contient « Tran » comme le nom « Tran Van Khé ».
-Zarb ou dom bak qui sont les deux sons de base de cet instrument, « dom » le son grave et « bak » le son aigu, avec Djamchid Chemirani que je vais revoir à Saint Maime, j'espère bientôt.
La famille Chémirani est devenue très importante et proche pour moi. Je dois consacrer un espace particulier et long pour raconter mes aventures avec eux.
-Setar avec Darius Talaï (« You Tube »), également devenu un ami, que j'ai connu chez les Chem's.
-Solfège à nouveau, études plus poussées avec « je ne souviens pas », près du boulevard Saint-Germain.
-Guitare avec Szendrey Carper à Budapest et cours généraux de musique avec « je ne souviens pas » que j'aimais plus que Carter.
Une année à Budapest avec un concert que j'ai donné, malgré mon temps passé avec Miki à boire du café « Expresso » fantastiquement bon, dans les cafés et chez ses amis. La Hongrie était très en avance sur les « Expressos ». Ils étaient d’une qualité de supérieure à celle des cafés d'Europe, le café venant de Cuba. Le café était la « boisson » la plus populaire avec la bière et le Palinka, boisson distillée avec des prunes.
-Enseignement de guitare, puis de zarb, formation de groupes pour jouer les arrangements de chansons du répertoire judéo-espagnol en langue ladino en Israël.
-Etude du hautbois avec « je ne souviens pas », surtout pour arrêter de fumer, puis quelques concerts avec cet instrument accompagné d’un chanteur qui nommé Sanders « quelque chose », pas très bon chanteur. Notre répertoire était composé de mes arrangements de musique ladino et yiddish.
-J’ai participé pendant dix ans au groupe de musique javanaise, le Gamelan, de l'Université de Jérusalem. Les instruments sont des métallophones (gongs et vibraphones) que nous devions jouer à tour de rôle. Nous donnions plusieurs concerts par an. J'étais très heureux dans ce groupe qui s'est dispersé depuis dix ans.
- La harpe de David, qui ressemble à une harpe celtique, que j'ai pratiquée en autodidacte.
-Koto japonais, grande cithare sur table, que j'ai joué surtout pour les concerts avec le groupe de musique contemporaine, dirigé par Stephen Horenstein.
Il est possible que certains instruments que j'ai pratiqués remontent à ma mémoire.



Suite à plus tard,
Je fatigue un peu mais mon amitié ne fatigue pas.

Chère Amie,
Grande et profonde, proche et attentive, dont les conseils sont précieux et dont la lecture généreuse, me rendent sensible et reconnaissant.
Ychaï


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