lundi 29 août 2016

22 octobre 2014 Anne

Je n’ai pas trop envie de rire ce matin, mais tes mails sont irrésistibles.
Tu es bien à ta place dans ma famille choisie, et je ne t'échangerai pas contre deux de mes frères (allusion à une pub d'une marque de lessive « je vous propose 2 barils de la lessive X contre un baril de votre lessive Y ». « Ah non alors ! Je garde le mien ! » C'est drôle parce que c'était assez bien trouvé, et c'était rentré dans le langage collectif, tout le monde était capable de déchiffrer l'allusion).
Il fut un temps où la pub était vraiment créatrice avant de devenir abrutissante. Ou alors c’était tellement con qu'on croulait de rire au second degré.
Et une liste de plus !

Je commence.
Ma préférée des préférées, c'est celle des bas « Dim » dans les années 70. Pour une fois, pas de femmes aux fourneaux, mais sur des tandems, des luges, avec des collants de toutes les couleurs. La jubilation qui s'en dégageait était si proche de celle des mouvements féministes, qu'on s'identifiait à cet esprit de liberté. Fini les collants noirs ou gris ou transparents. Ils étaient beaux, les slips étaient assortis, c'était génial.
Je ne la revois pas sans un pincement au cœur, à cause de Nicole avec qui je cohabitais. On avait une garde robe commune, avec des « Dim », et on nous confondait tout le temps parce qu'on était en plus coiffées pareil.
Elle est morte en 2006, et je regrette qu'on se soit tellement passées à côté, par ma faute. Je n'étais pas encore la bonne personne au bon moment. Mais j'ai su par son mari, que j'aimais beaucoup, que j'avais continué à faire partie de leur décor, témoin d'une époque révolue où nous avions cessé d'être « les copines d'untel et untel » et que nos mecs étaient devenus « les copains de Nicole et Anne ».
Nous mangions du pilpil de blé au curry, du pilpil de riz (on n’en trouve plus) au nuoc-mam, avec des poignées de gruyère râpé. On écoutait, avec un tourne-disque qui pouvait revenir au début, des disques pendant des heures, la même face du disque de Stan Getz et Jao Gilberto « the girl from Ipanema » (je l'ai en CD et il tourne souvent) De cette époque, c'est mon souvenir préféré.

Je flotte sans bouée entre deux eaux troubles, mais ça passera.
A demain pour un nouvel exercice.


AnneAnne


PS : Une expérience surprenante. Lis la phrase suivante comme une phrase normale, assez vite, sans t'arrêter à chaque mot.

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas les mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.



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