Jérusalem le vingt
sept septembre deux mil quatorze.
Ma mère.
Historique.
Au fil des années,
j'ai accumulé esquisses et tableaux de formats différents à l'huile, ainsi que divers
média.
J'ai la mauvaise
habitude de, après avoir fini les peintures ou autres actions créatrices on
non, de ne pas les classer, de ne pas les corriger, souvent de les oublier,
puis de par hasard les retrouver.
J'avais eu
l'intention malgré tout de les classer en séries et de leur donner des titres
comme si c'était des livres :
Le « Livre de
l'Amour » en « PPP », (Peintures, Poèmes, Palimpseste), fini, exposé.
Le livre Eurythmie,
fini, exposé une fois, destiné à un autre emploi.
Le livre de la mer,
commencé, mais n'a pas été fini.
Le livre des BB jusqu'à
cent vingt, qui est fini mais à la recherche recherche d’un éditeur.
Peu à peu, depuis
deux ans, plusieurs idées me sont venues à l'esprit pour donner à ces œuvres
une possibilité d'être réunies et conservées.
L'idée d'une grande
exposition où je pourrais les présenter avec d'autres formes artistiques comme
la danse, la poésie, la musique, la danse, également utiliser des vidéos et des
diaporamas.
Une envie de
transformer la présentation de peintures traditionnellement exposées sur des
murs, en un grand événement multi média.
Une exposition où
la manière de voir serait différente en conduisant le public à travers un
labyrinthe formé d'une allée principale où seraient parsemées de petites
impasses servant de places où se tiendraient ces autres formes artistiques.
Le labyrinthe
serait construit par des tentures-peintures qui formeraient les chemins, un
danseur accompagnant le public.
Une musique
composée pour ce parcours ainsi qu'un jeu de lumière, s’arrêtant à certains
endroits pour laisser la place à des artistes ou à des projections.
Le public serait
ainsi enveloppé, le labyrinthe ayant la fonction symbolique de la caverne, de
l'utérus, ce qui donnerait ainsi une autre explication au titre que j'ai donné
: « Ma Mère. »
Dans l'activation
de ce projet, j'aurais inclus et résolu les problèmes qu'un artiste, même
inconsciemment, se pose pour la conservation ainsi que l'exposition de son
travail.
J'ai été, pendant
une période de vide créateur confronté au problème de l'avenir de toutes mes
activités artistiques. Je suis arrivé à reprendre ces activités en comprenant
que ces réflexions étaient stériles.
Toute ma vie, je
n'ai pas été trop occupé par ce que l'on appelle une carrière, mais plutôt par
une recherche spirituelle et analytique. Le combat entre l’éthique et
l’esthétique.
J'ai analysé cette
décision et ce désir d'être un artiste datant de l'enfance par ma difficulté de
vie dans le monde et ma maladie.
Je m'aperçois que
dans mon œuvre picturale, il y a très peu de paysages et de natures mortes, mais
surtout des figures des nus. Des formes où le combat entre la ligne et la courbe,
le féminin et le masculin se déroulent, révélant une ouverture sur un
inconscient qui a conduit mon œuvre.
Les problèmes de
mon enfance, mes difficultés d'adaptation, mes manques et mes demandes, mes
revendications affectives transparaissant à travers mon parcours.
Ces constatations,
ma recherche d'un changement, ma compréhension analytique et artistique sont
devenues plus transparentes.
Ce projet tente de
résoudre mes tendances de vouloir :
- Toujours
assembler, rassembler, mélanger. Ne pas pouvoir me séparer et jeter.
- Une impossibilité
de séparer ma vie affective de mon œuvre et de mes relations.
- La tentation de
résoudre ces problèmes en les transposant dans ce projet.
- Une tendance à ne
pas choisir, ne pas jeter.
- Un dégoût d'une
certaine forme de répétition.
Je donnerai plus
tard une suite.
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