lundi 29 août 2016

29 octobre 2014 Roger

AnneAnne,

A Paris, le vingt neuf octobre deux mil quatorze.
Café Mac Do à dix heures trente, angle de la rue Lafayette et rue de Rochechouart.
Je n'aime pas ce lieu, mais il y a dans ce Mac Do un premier étage plus tranquille et la connexion internet.
Comment vas-tu ?  Es-tu revenue chez toi ? Comment était le babysitting ?
Comment va Salomé ? Je l'ai imaginée en pleine forme grâce à ta présence.
J'ai vu hier Frédé, dans son discours et  sa parole rapides, j'ai pu demander des précisions  sur les endroits où nous avions habité ensemble de mil neuf cent soixante treize jusqu’à mil neuf cent soixante quinze. J’avais pensé que nous avions eu une relation plus longue. Rue des Blancs-Manteaux, Maisons Laffitte, rue du Plâtre, séparation. Elle est allée vivre avec Loulou, cousin germain de Dad, avec qui elle a eu un fils qui a maintenant vingt six ans. Je n'ai pas eu de contacts pendant longtemps et comme tu sais, j'enlève l’amertume et recueille des informations pour mes autre fils pour construire ma chronologie.
Elle  m'a rappelé que nous avions enseigné ensemble dans deux endroits.
J'avais gommé ces épisodes. Elle a aussi raconté des faits et les raisons des distances qui se sont créées entre Sylvie et Elle. En mil neuf cent soixante treize, Sylvie était revenue des Etats-Unis. Dans la « Quatre Chevaux » que j’avais à cette époque, elle a connu Dad.
Je n'écris pas les détails, me réservant pour les inclure dans un autre texte.
Je n'ai constaté aucun changement dans son parcours. Elle tournait autour du même centre.
Mon éloignement me fait constater quand je reviens en France les mouvements, changements, les stagnations.
J'avais avec Dad, une relation et un dialogue vivant jusqu'à mon dernier voyage et les derniers appels téléphoniques.
Il y a très peu d’anciennes relations avec lesquelles le contact et la parole ont été vivants après mon départ en Israël.
Les relations avec André et avant la mort de Hedi.
Les autres relations se sont fatiguées.

J’ai rendez-vous avec Loulou cet après midi. Avec lui, grâce à Dadou, j'ai repris contact avec lui et j'ai eu la surprise de retrouver la fraîcheur de notre amitié. Cette amitié forte, proche et quotidienne, que nous avions avant son histoire avec Frédé. Histoire que ma jalousie avait pressentie, mais dans ma naïveté, je n'avais pu rien faire, si ce n'est de rompre les relations avec eux jusqu'aujourd'hui.
Nous marchions ensemble, Dad et moi, sur le boulevard Beaumarchais, pour me diriger vers le café « Saint – Claude », quand il reçut un appel, me faisant la surprise. Il me passa le téléphone. C’était Loulou.
Je sens qu’il me faut du temps futur pour détailler et clarifier tout ce que je t'écris.
Mais en attendant, dans cet espoir, dans un temps sans temps, jour après jour, avec ce tissage, mon amitié passée entre les fils et la trame, et si c'est possible, la tapisserie.

Ychaï

Comme tu lis je ne corrige pas.


R.Benichou.Ychai


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