mardi 10 mai 2016

11 avril 2014 Roger poèmes

Jérusalem le sept avril mil neuf cent quatre vingt seize.
Corrigé le vingt huit mars deux mil treize à Jérusalem.

Mère
Femme, fille, mère
Charmes ensorcelés de vos images
Métaphores incarnées de mon arrivée à l'être
Je suis le mendiant et l'enfant
Je nais en vous
Œil du néant
Inachevé de la caresse
Ma chair réduite à n'être que le point de votre vouloir
Vous projetez ma ligne et 
Vous me vêtirez de votre révélation
Noir de mon cri
Blancheur étincelante de votre passage

R.Ychaï




Bien sûr je ne peux rien pour t'aider.
Je ne peux rien sur le réel
Seulement des mots de fiction 
Pour que tes larmes deviennent des éclats de rire
Et si mes mots sont faibles 
Seulement des sourires



Jérusalem le vingt neuf décembre deux mil douze à seize heures dix.

Jeu avec mon père.

Je jouais dans l'ombre des pas de mon père.
Un nuage passa et l'ombre s’effaça.




Jérusalem
Rituel pour écouter seul

Allumer l'ordinateur
Choisir avec désir l'auteur
Préparer ses oreilles
Calmer sa fébrilité
S'asseoir dans un fauteuil en équerre
Respirer lentement en rythme lent
Décontracter ses muscles
Mettre la main gauche sur la main droite
Imaginer son corps dans un cercle
Connecter ce cercle au cercle de l'écoute
Planer entre ces deux cercles
Sentir ce lien comme le cordon ombilical
Entendre du dehors et du dedans la voix
Être un foetus dans le cercle du ventre de sa mère
Toucher les parois de l'utérus
Vibrer comme la membrane du tympan
Mettre deux balles de tennis entre son dos et le fauteuil
Poser ses mains sur ses genoux
Balancer son corps
Régler sa respiration sur le flux du discours
Réaliser l'écoute flottante
Laisser aller son âme
Flotter dans la musique du sens
Ressentir la joie de la lumière des mots
Voir le fleuve du discours
Éclater son vouloir 
Comprendre avec patience
Intégrer par le coeur
Vouloir sans vouloir

Caresser les ondes
Recommencer encore
Accepter le toujours
Remercier le destin
Reposer l'infini

R. Ychaï



« Le désir, le rêve et l'espérance sont les facteurs de liberté. »
J'ai oublié le nom de l'auteur.
Alors pourquoi pas « malgré tout ».
Deux cents ans.
Amitiés.

Roger


« Tourbillonner » corrigé le vingt et un août deux mil treize par André H.
Jérusalem le vingt août deux mil treize.


Tourbillonner

Bleu comme la mer
Les yeux dans le jaune du soleil
Poisson d'argent s'ébattant
Happé par le tourbillon

Ne voyant que le noir
Les étoiles de la peur
Le fond infini m'aspire
Et je me tire vers la surface

                                R. Ychaï

 




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