Décidément !
Accès verrouillé. Je n'ai pas pu entrer. Je n'ai pas de
compte « Google Drive », parce que « Google » en profite
pour récupérer tes données personnelles, carnet d'adresses, etc…
Ce n'est pas grave, ça viendra quand ce sera le moment.
Bonne nuit
Anne
Roger,
Oui, je vais moyen, mais j'ai une maladie orpheline, mon
compagnon en a une autre, ma fille a la même. Je t'en parlerai plus en détail,
mais ça fait partie du quotidien et on vit avec.
Je ne veux pas ni qu'on s'apitoie sur moi, ni qu'on me
plaigne, ni qu'on souffre de cette situation. Et quand je t'aurai expliqué, le
sujet sera clos, je déteste parler de ça.
Nous avons tous des problèmes, toi comme les autres. Et ce
n'est pas le côté le plus intéressant de nos vies.
C'est vrai que ça cadre mal avec l'impression de vitalité
et de dynamisme que je dégage. Mais c'est la façon dont j'ai compensé un
handicap physique par une hyperactivité intellectuelle. Et j'adore ce que je
fais.
Les mauvais moments, je ne les « imprime pas »,
tout ce qu'il en reste, c'est ce que j'ai accompli pendant ce temps-là.
C'est plus difficile d'endiguer les émotions liées à ma
famille, parce que si ma maladie est stationnaire et juste handicapante, pour
eux c'est évolutif.
Mais j'ai des mécanismes d'auto défense qui se sont mis en
place tous seuls, et c'est la vie au jour le jour qui domine. On est des
rigolos, on s'aime, on s'entend très bien. Je pense souvent que nos relations à
tous les trois, ne sont pas données à tout le monde, et que c'est ce qui
compte.
A bientôt.
J'ai toujours de côté ton mail sur ton pays. J'y répondrai
mais il faut que je sois mieux.
Amitié sincère.
Anne
Pourquoi inquiet Roger ?
Je suis d'une fidélité à toute épreuve, qui dépasse le
silence.
Quand je tends la main et qu'on l'a prise, c'est une
promesse, le gage de quelque chose de précieux dont je suis avare.
Donner, c'est donner.
Même si je pressens que nous aurons forcément des
désaccords, peu m'importe.
Pour moi, tu es quelqu'un de simple, ta compagnie m'est
plaisante.
Après interviennent les aléas du quotidien qui font que je
me jette à corps perdu dans une recherche, et j'oublie tout.
J'adore cette manière de travailler en autodidacte.
Raconte-moi tes souvenirs d'Algérie. Tes liens avec la
communauté musulmane, comment te situais-tu en tant que juif ? Pied-noir ça
avait un sens ?
Est-ce que tu as vécu de près ou de loin des violences des
2 camps ?
Te souviens-tu des discussions des adultes ? Pourquoi êtes
vous rentrés ?
Quand l'Algérie est devenue indépendante, est-ce que tu as
ressenti une perte ?
Ca reste entre nous bien sûr.
Ecris comme ça vient. Pour moi c'est vrai que c'est
facile, mais tu as d'autres dons que je n'ai pas.
On est comme on est (je ne sais jamais si il ne faut pas
écrire « naît », et s'il faudrait le mettre en premier ou second).
Amitié tranquille.
Anne
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