Jérusalem le vingt
novembre deux mil quatorze à seize heures cinquante.
Les livraisons de
petits pains.
Suite du fil de mes
petits boulots alimentaires.
AnneAnne,
Je reprends mon
courriel, essayant de compléter la liste de mes engagements dans le monde du
travail.
Je m’aperçois,
petit à petit, les souvenirs remontants, que j’ai eu énormément de petits
boulots.
J'ai été engagé par
Julien, le mari de Paula, sœur de Dadou, gérant d'une boulangerie, pour livrer
des petits pains. Ce travail consistait à livrer des petits pains pour les
restaurants de Paris et les grandes surfaces (genre « Mammouth »). Je
devais commencer les livraisons à cinq heures du matin selon un ordre précis.
J'étais seul à conduire une camionnette dont l'arrière était rempli de sacs en
papier. Chaque sac contenait le nombre de petits pains correspondant aux
commandes. Je garais la camionnette presque devant les endroits concernés et
prestement je prenais un sac dans chaque bras. Les sacs étaient ouverts car les
petits pains étaient sortis du four juste avant mon départ de la boulangerie.
Selon les quantités
commandées, il me fallait parfois faire plusieurs allers-retours, de la
camionnette vers les cuisines ou les réceptions de ces restaurants. Il fallait
faire vite et prêter attention à ne pas renverser les petits pains.
J’étais obligé de
retourner plusieurs fois à la boulangerie pour charger d’autres petits pains. Ma
première tournée finissait avant midi, je reprenais les tournées à partir de
quinze heures, les restaurants devant recevoir leurs petits pains pour le dîner
et le souper.
J'ai du presque faillir
à cette mission de pourvoyeur de petits pains. Un jour de pluie, j'ai perdu
pendant une seconde le contrôle de la camionnette, la chaussée étant devenue
glissante à cause de la pluie. Je me trouvais sur le carrefour qui rejoint les
galeries Lafayette à l’Opéra. Il y avait énormément de voitures circulant dans
tous les sens.
J'ai eu très peur,
mais j'avais réussi à éviter un carambolage.
Je n'ai pas été
renvoyé de cette place que j'avais occupée pendant un mois. J'avais remplacé
Macona, le frère de Julien et ami de Dadou.
Depuis que je
réside en Israël, à chacun de mes voyages à Paris, je rencontre Dadou vers midi
au café « Saint Claude » qui se trouve à l'angle du boulevard
Beaumarchais et de la rue du Pont-aux-Choux.
J'ai habité au
numéro sept de cette rue dans les années mil neuf cent soixante quinze. Lina,
la troisième sœur de Dadou, habitait au numéro vingt deux.
Dadou avait trois
sœurs, Paula, Janine et Lina.
Nous avons beaucoup
ri dans ce café « Saint Claude ».
Macona avait une
façon merveilleuse de raconter ce qu’il avait vécu.
Dadou savait faire
rebondir la parole de Macona. Une complicité qui aboutissait à des rires et
sourires.
AnneAnne,
Je reprendrai ce
fil.
Dans l'attente, je
t'envoie un sourire amical, plutôt un sac de sourires.
Yves.
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